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Romain PIGEAULT a le plaisir de vous inviter à sa soutenance de thèse qui aura lieu jeudi 17 Décembre 2015 à 10h00, dans l’amphithéâtre du Centre IRD, bâtiment des plantes, au 911 av d’Agropolis à Montpellier.


Il vous présentera ses travaux intitulés :

Ecologie évolutive des interactions Hôte/Moustique/Plasmodium : Sources d’hétérogénéité de l’infection des vecteurs

 

Résumé :

Les moustiques jouent un rôle essentiel dans la dynamique de transmission du paludisme. Plusieurs traits d’histoire de vie de ces insectes hématophages vont, en effet, intervenir dans le calcul du taux reproductif de base du parasite. Parmi eux, la probabilité et l’intensité d’infection des vecteurs, suite à la prise d’un repas de sang infectieux, sont des facteurs primordiaux pour la transmission de Plasmodium. Pourtant, au sein d'une population de moustiques infectés une grande variabilité a été observée: alors que certain ne sont pas infectés, que d'autres le sont faiblement, une partie des vecteurs vont présenter des intensités d'infection extrêmement fortes. Identifier les sources de variations responsables de cette hétérogénéité est indispensable pour comprendre la dynamique de transmission de Plasmodium. Certains paramètres d’origine génétique et environnementale, tels que la température et la nutrition, ont déjà clairement été identifiés comme ayant un impact sur le taux d’infection des moustiques. Néanmoins, de nombreux facteurs restent encore à explorer. En utilisant un système expérimental composé du parasite de la malaria aviaire Plasmodium relictum, de son vecteur naturelle le moustique Culex pipiens et de l’un de ses hôtes vertébrés Serinus canaria, nous nous sommes intéressés aux effets de certains de ces paramètres, peu pris en compte jusqu’à présent, sur l’infection des moustiques. Nous avons notamment pu mettre en évidence des conséquences importante de l’infection parentale, de l’âge des vecteurs, ainsi que de leur fond génétique. Parallèlement, nous nous sommes intéressés à un facteur souvent laissé de côté, l’effet « hôte vertébré » sur l’infection des moustiques. Dans cette dernière partie, on a pu observer que la dynamique d’infection du parasite au sein de l’hôte influence de manière importante le taux de transmission de Plasmodium. Les sources d’hétérogénéité d’infections des moustiques sont donc multiples et l’ensemble des membres de cette association tripartite hôte/parasite/vecteur vont pouvoir influencer de manière importante la dynamique de transmission du parasite.


Mots clés : malaria, moustique, hôte vertébré, âge, effet maternel, héritabilité, rythmicité, transmission

Le jury sera composé de :

Jacob Koella, Professeur à l’université de Neuchatel
Gabriele Sorci, Directeur de recherche à l’université de Bourgogne
Mathieu Sicard, Professeur à l’université de Montpellier
Natacha Kremer, Chargée de recherche à l’université de Lyon 1
Ana Rivero, Directeur de recherche, IRD Montpellier
Sylvain Gandon, Directeur de recherche, CEFE Montpellier