Votre navigateur est trop ancien pour afficher correctement ce site. Ceci en est la version simplifiée.

Isabelle MORLAIS à le plaisir de vous inviter à sa soutenance d'HDR intitulée :

Anopheles gambiae/Plasmodium falciparum : d’un couple vecteur-parasite à un écosystème évolué

 

la soutenance aura lieu le mardi 25 septembre 2012, à amphithéâtre Agropolis à 13h30. elle vous y convie; comme il se doit, un pot suivra à la cantine de l’IRD à partir de 17h.

Vous trouverez ci-dessous le résumé et la composition des membres du jury.

 

Résumé : En conditions naturelles, le système An. gambiae/P. falciparum constitue un écosystème complexe, où le génome du parasite, le génome du moustique et les facteurs environnementaux interagissent pour pérenniser la transmission. L’efficacité des méthodes de lutte contre le paludisme dépendra donc de notre bonne compréhension de ces interactions. Je me suis intéressée aux facteurs du moustique impliqués dans la transmission homme/vecteur en débutant par des approches basées sur l’identification de gènes candidats, puis par des approches fonctionnelles, génomiques et métagénomiques. L’identification de gènes candidats, puis la mesure de leur effet sur l’infection par invalidation des gènes a permis de mieux comprendre les voies de signalisation mises en œuvre au cours de l’infection. Des analyses génomiques par microarrays ont ensuite indiqué des différences de régulation de la réponse transcriptionnelle en fonction de la charge parasitaire. Nous avons démontré que la complexité de l’isolat de parasites influe également sur le niveau de la réponse immunitaire du moustique, la compétition entre les différents génotypes de parasites affectant le rendement parasitaire. Enfin, l’analyse de la flore bactérienne intestinale d’An. gambiae, que nous avons obtenue grâce à  des données de pyroséquençage, a montré une corrélation positive entre la présence d’entérobactéries dans l’intestin des moustiques et la prévalence de l’infection par P. falciparum, les Enterobacteriaceae en conditions naturelles coopéreraient alors avec les parasites pour assurer leur transmission.  Les avancées que nous avons réalisées au Cameroun et à Montpellier ont révélé que le couple An. gambiae/P. falciparum constitue non seulement un couple vecteur-parasite efficace mais qu’il représente aussi un écosystème évolué.

 

Composition du jury :

Catherine Bourgouin Institut Pasteur, Paris

Sarah Bonnet,  USC INRA Bartonella-tiques, ANSES, Paris

Charlotte Behr,  UMR CNRS 5164, Université Bordeaux-2, Bordeaux

Henri Vial,  CNRS UMR 5235, Université Montpellier II, Montpellier

Denis Tagu,  UMR INRA-Agrocampus BiO3P, Le Rheu Rennes

Françoise Benoit-Vical,  CHU Toulouse Rangueil, Toulouse