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Manon LOUNNAS vous inviter à sa soutenance de thèse qui aura lieu vendredi le 11 Décembre 2015 à 14h00, dans l’amphithéâtre de l’IRD.

Elle présentera ses travaux de thèse intitulés

Diversité et invasions biologiques dans l’interaction grande douve du foie – Lymnaeidae : facteurs d’expansion de la fasciolose ?


Résumé :

La mondialisation et les changements globaux actuels ont un impact considérable sur la distribution des espèces et la composition des communautés. Lorsque ces espèces sont impliquées dans une interaction hôte-parasite les changements dans leur répartition peuvent entraîner la (ré)émergence de maladies infectieuses. La fasciolose, maladie causée par les grandes douves du foie (Fasciola hepatica et Fasciola gigantica) est réémergente dans de nombreux points du globe. Il est difficile de mettre en place des programmes de contrôle parce que (1) les hôtes intermédiaires, des mollusques d’eau douce de la famille des Lymnaeidae, sont composés d’un groupe d’espèces cryptiques difficilement identifiables et (2) plusieurs espèces impliquées dans cette maladie sont invasives. L’objectif de cette thèse était d’étudier les facteurs écologiques et évolutifs à large échelle de l’interaction entre la grande douve du foie et ses hôtes intermédiaires susceptibles de favoriser une (ré)émergence de la fasciolose. J’ai, dans un premier temps, développé des approches moléculaires pour reconnaître les espèces cryptiques tant du côté de la grande douve du foie que du côté des Lymnaeidae. L’utilisation d’une des techniques développées sur Galba schirazensis, Galba cubensis et Galba truncatula, trois espèces de limnées, m’a permis d’identifier leur distribution respective et de modéliser leur niches bioclimatiques grâce à l’utilisation de modèles de niches écologiques. Cette approche de modélisation de niches permet d’inférer la distribution potentielle des trois espèces et nous amène à discuter des avantages potentiels de ces modèles dans la gestion de la fasciolose. Dans un second temps, je me suis intéressée à la structuration de la diversité génétique chez des espèces invasives du système grande douve du foie-limnée, par des approches de génétique des populations et de phylogénie. J’ai pu retracer l’histoire de colonisation, les dynamiques démographiques et le système de reproduction chez P. columella, G. schirazensis et G. cubensis. J’ai montré que ces trois espèces font préférentiellement de l’autofécondation entraînant des pertes drastiques de diversité génétique sur le front d’invasion. G. cubensis présente cependant une coexistence de plusieurs génotypes dans les aires anciennement colonisées. Les différences génétiques entre ces trois espèces sont discutées à la lumière de ce qu’on sait de leur écologie. Enfin ces résultats m’ont permis de discuter de l’avantage de l’autofécondation en cas d’invasion biologique. Pour conclure, l’invasion par ces populations d’hôtes intermédiaires dépourvus de diversité génétique pourrait représenter un risque épidémiologique. En effet un parasite a plus de probabilité de circuler dans une population hôte clonale que dans une population polymorphe. Cette thèse fait le lien entre écologie, interactions hôtes-parasites et génétique de l’invasion afin de mieux comprendre les facteurs d’expansion de la fasciolose à échelle globale.

 

Mots-clés : Phylogéographie, génétique des populations, grande douve du foie, Lymnaeidae, invasions biologiques

 

Le jury sera composé de :
Mme Tine HUYSE, Directeur de Recherche, Royal Museum for Central Africa, Leuven, Rapporteur
Mme Karine VAN DONINCK, Professeur, Université de Namur, Rapporteur
Mme Pilar ALDA, Chargée de recherche, MIVEGEC et CONICET, Examinateur
Mr Rodolphe GOZLAN, Directeur de recherche, UMR BOREA, MNHN, Examinateur
Mr Patrice DAVID, Directeur de recherche, CEFE, Examinateur
Mme Sylvie HURTREZ-BOUSSES, Professeur, Université de Montpellier, Directrice de thèse



Jorian Prudhomme a le plaisir de vous inviter à sa soutenance de thèse qui aura lieu vendredi 18 Décembre 2015 à 15h00, dans l’amphithéâtre Louis Malassis, centre Agropolis international, 1000 Avenue Agropolis, 34000 Montpellier.

 

Il vous présenterai son travail intitulé :

Phlébotomes et écosystèmes : impact des facteurs biotiques et abiotiques sur la structure génétique et phénotypique des populations

 

Résumé :

Les phlébotomes sont des insectes hématophages appartenant à la famille des Psychodidae et à la sous-famille des Phlebotominae. Cet insecte diptère, jaunâtre, relativement petit (2 à 3 mm) peut transmettre différents pathogènes dont les principaux sont les leishmanies et les phlébovirus.

Ce travail de thèse est focalisé sur les phlébotomes vecteurs de la leishmaniose. Les leishmanioses sont des maladies parasitaires causées par un protozoaire du genre Leishmania. Elles touchent un large panel d’hôtes vertébrés, dont l’homme et le chien. Elles sont toujours un problème de santé publique majeur dans de nombreux pays et sont actuellement en expansion. Bien que cette maladie soit largement étudiée, nous avons encore beaucoup à apprendre sur son vecteur. Par exemple, l’organisation des populations dans les écosystèmes et les paramètres qui les structurent sont, à l’heure actuelle, très peu étudiés.

Dans ce contexte, le but de cette thèse est d’étudier l’écologie et la structure des populations de phlébotomes dans un foyer connu de leishmaniose et l’impact des facteurs biotiques et abiotiques sur leur organisation. Pour atteindre cet objectif, nous avons réalisé une collecte de phlébotomes le long d’un transect de 14km localisé dans la région de Montpellier, présentant une diversité altitudinale, climatique et environnementale. Cette aire d’étude a été choisie en raison de la disponibilité de données collectées il y a plus de 30 ans par Rioux et al. (1980). Les populations de phlébotomes ont été caractérisées d’un point de vue taxonomique, spatio-temporel, génétique (microsatellites), et morphométrique (morphométrie géométrique). Les résultats génétiques, morphométriques et de distribution des espèces ont été ensuite confrontés à des paramètres climatiques (température, humidité) ou environnementaux (altitude, versant, station, micro-habitat).

Durant ce travail, 4 espèces ont été capturées : Phlebotomus ariasi (93,23%), P. perniciosus (0,48%), P. mascittii (0,11%) et Sergentomyia minuta (6,18%). Parmi ces espèces, P. ariasi est le vecteur majeur local de Leishmaniose. Elles ont une activité saisonnière de Mai à Octobre avec un pic d’abondance en Juillet-Août quand les températures moyennes sont optimales pour les phlébotomes (20-30°C). Bien que l'environnement ait été relativement transformé dans notre zone d'étude en 30 ans, l'abondance des phlébotomes ne semble pas avoir changé de façon significative, soulignant leur capacité d'adaptation aux modifications de l'écosystème à court et long terme. La présence et l’abondance des deux espèces prédominantes (P. ariasi et S. minuta) sont significativement influencées par l’altitude, la température, l’humidité relative, le versant ainsi que l’orientation des murs.

Les analyses génétiques et morphométriques n’ont été réalisées que sur P. ariasi pour des raisons d’effectifs. Les analyses génétiques montrent que la diversité est conservée à toutes les échelles d’études et qu’il existe une structuration des phlébotomes en populations micro-géographiques. Les données de géométrie morphométrie révèlent un dimorphisme sexuel bien connu chez les insectes mais également une structuration phénotypique en fonction des facteurs climatiques et environnementaux (mois, versant, altitude et station).

Ces deux types d’approches permettent, grâce à leur complémentarité, d’apporter des informations sur l’écologie et l’organisation des populations de phlébotomes à une échelle locale et de discuter des conséquences sur la transmission de la leishmaniose.

 

Mots clés : Phlébotomes, Structure micro-géographique des populations, Plasticité phénotypique, Microsatellites, Géométrie morphométrique, Ecologie, Leishmaniose, France.

 

Le jury sera composé de :

Mr. Gérard DUVALLET, Professeur émérite, Université Paul-Valéry-Montpellier III, Président
Mr. Jérôme DEPAQUIT, Professeur des Universités, Faculté de Pharmacie, Université de Reims, Rapporteur
Mr. Thierry BALDET, Chargé de recherche, International Development Research Center, Rapporteur
Mr. Rémi CHARREL, Professeur des Universités, Faculté de Médecine de Marseille, Examinateur
Mme Anne-Laure BAÑULS, Chargée de recherche, Institut de Recherche pour le Développement, Co-directrice
Mr. Denis SERENO, Chargé de recherche, Institut de Recherche pour le Développement, Co-directeur



Daniel Sanhueza vous invite tous à sa soutenance de thèse qui aura lieu le 7 décembre à 14h00 dans l’amphithéâtre du Centre IRD,
bâtiment des plantes, au 911 av d’Agropolis à Montpellier.

Titre de la thèse

Effet des conditions environnementales sur la croissance et l'expression génique de Mycobacterium ulcerans, agent causatif de l'ulcère de Buruli