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Jorian Prudhomme a le plaisir de vous inviter à sa soutenance de thèse qui aura lieu vendredi 18 Décembre 2015 à 15h00, dans l’amphithéâtre Louis Malassis, centre Agropolis international, 1000 Avenue Agropolis, 34000 Montpellier.

 

Il vous présenterai son travail intitulé :

Phlébotomes et écosystèmes : impact des facteurs biotiques et abiotiques sur la structure génétique et phénotypique des populations

 

Résumé :

Les phlébotomes sont des insectes hématophages appartenant à la famille des Psychodidae et à la sous-famille des Phlebotominae. Cet insecte diptère, jaunâtre, relativement petit (2 à 3 mm) peut transmettre différents pathogènes dont les principaux sont les leishmanies et les phlébovirus.

Ce travail de thèse est focalisé sur les phlébotomes vecteurs de la leishmaniose. Les leishmanioses sont des maladies parasitaires causées par un protozoaire du genre Leishmania. Elles touchent un large panel d’hôtes vertébrés, dont l’homme et le chien. Elles sont toujours un problème de santé publique majeur dans de nombreux pays et sont actuellement en expansion. Bien que cette maladie soit largement étudiée, nous avons encore beaucoup à apprendre sur son vecteur. Par exemple, l’organisation des populations dans les écosystèmes et les paramètres qui les structurent sont, à l’heure actuelle, très peu étudiés.

Dans ce contexte, le but de cette thèse est d’étudier l’écologie et la structure des populations de phlébotomes dans un foyer connu de leishmaniose et l’impact des facteurs biotiques et abiotiques sur leur organisation. Pour atteindre cet objectif, nous avons réalisé une collecte de phlébotomes le long d’un transect de 14km localisé dans la région de Montpellier, présentant une diversité altitudinale, climatique et environnementale. Cette aire d’étude a été choisie en raison de la disponibilité de données collectées il y a plus de 30 ans par Rioux et al. (1980). Les populations de phlébotomes ont été caractérisées d’un point de vue taxonomique, spatio-temporel, génétique (microsatellites), et morphométrique (morphométrie géométrique). Les résultats génétiques, morphométriques et de distribution des espèces ont été ensuite confrontés à des paramètres climatiques (température, humidité) ou environnementaux (altitude, versant, station, micro-habitat).

Durant ce travail, 4 espèces ont été capturées : Phlebotomus ariasi (93,23%), P. perniciosus (0,48%), P. mascittii (0,11%) et Sergentomyia minuta (6,18%). Parmi ces espèces, P. ariasi est le vecteur majeur local de Leishmaniose. Elles ont une activité saisonnière de Mai à Octobre avec un pic d’abondance en Juillet-Août quand les températures moyennes sont optimales pour les phlébotomes (20-30°C). Bien que l'environnement ait été relativement transformé dans notre zone d'étude en 30 ans, l'abondance des phlébotomes ne semble pas avoir changé de façon significative, soulignant leur capacité d'adaptation aux modifications de l'écosystème à court et long terme. La présence et l’abondance des deux espèces prédominantes (P. ariasi et S. minuta) sont significativement influencées par l’altitude, la température, l’humidité relative, le versant ainsi que l’orientation des murs.

Les analyses génétiques et morphométriques n’ont été réalisées que sur P. ariasi pour des raisons d’effectifs. Les analyses génétiques montrent que la diversité est conservée à toutes les échelles d’études et qu’il existe une structuration des phlébotomes en populations micro-géographiques. Les données de géométrie morphométrie révèlent un dimorphisme sexuel bien connu chez les insectes mais également une structuration phénotypique en fonction des facteurs climatiques et environnementaux (mois, versant, altitude et station).

Ces deux types d’approches permettent, grâce à leur complémentarité, d’apporter des informations sur l’écologie et l’organisation des populations de phlébotomes à une échelle locale et de discuter des conséquences sur la transmission de la leishmaniose.

 

Mots clés : Phlébotomes, Structure micro-géographique des populations, Plasticité phénotypique, Microsatellites, Géométrie morphométrique, Ecologie, Leishmaniose, France.

 

Le jury sera composé de :

Mr. Gérard DUVALLET, Professeur émérite, Université Paul-Valéry-Montpellier III, Président
Mr. Jérôme DEPAQUIT, Professeur des Universités, Faculté de Pharmacie, Université de Reims, Rapporteur
Mr. Thierry BALDET, Chargé de recherche, International Development Research Center, Rapporteur
Mr. Rémi CHARREL, Professeur des Universités, Faculté de Médecine de Marseille, Examinateur
Mme Anne-Laure BAÑULS, Chargée de recherche, Institut de Recherche pour le Développement, Co-directrice
Mr. Denis SERENO, Chargé de recherche, Institut de Recherche pour le Développement, Co-directeur



Daniel Sanhueza vous invite tous à sa soutenance de thèse qui aura lieu le 7 décembre à 14h00 dans l’amphithéâtre du Centre IRD,
bâtiment des plantes, au 911 av d’Agropolis à Montpellier.

Titre de la thèse

Effet des conditions environnementales sur la croissance et l'expression génique de Mycobacterium ulcerans, agent causatif de l'ulcère de Buruli

 

 

 

La soutenance de thèse de Georgia DAMIEN aura lieu le 14 Décembre 2015 à 09h30, dans l’amphithéâtre du Centre IRD, bâtiment des plantes, au 911 av d’Agropolis à Montpellier.

 

Son travail est intitulé :

Evaluation épidémiologique de l’efficacité des stratégies de lutte anti-vectorielle contre le paludisme dans un contexte de lutte intégrée.

 

Résumé:

Malgré les efforts national et international pour contrôler le paludisme, de nombreux pays d’Afrique Sub-saharienne restent à risque d’infection, de morbidité et de décès liés au paludisme. L’objectif de cette thèse est d’évaluer l’efficacité « théorique » et l’efficacité « réelle » des outils de la lutte anti-vectorielle (LAV) en utilisant des indicateurs parasitologiques et cliniques. Pour évaluer l’efficacité « théorique » d’une mesure de LAV (étude expérimentale), il faut effectuer un essai contrôlé randomisé à unité de randomisation collective. L’évaluation de l’efficacité « réelle » des outils de LAV est possible grâce à l’utilisation d’un essai contrôlé randomisé à condition que le groupe témoin soit couvert au minimum par les moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILD) de référence ou les outils de LAV déjà en utilisation dans la population d’étude. Mais, elle nécessite d’énormes moyens techniques, logistiques et financiers. Les résultats de cet essai ont permis de noter que ni la couverture universelle en MILD, ni les combinaisons de MILD+Pulvérisation intra-domiciliaire (PID) ou de MILD+bâches imprégnées d’insecticides n’ont pas apporté une protection supplémentaire contre l’infection et l’accès palustre non compliqué (APNC) par rapport à la MILD en couverture sélective. L’évaluation de l’efficacité réelle des outils de LAV en post-distribution requiert un type d’étude épidémiologique plus souple dans la faisabilité. Face aux contraintes éthiques et financières de l’étude longitudinale, nous avons validé l’utilisation d’une étude cas-témoin à cet effet. Elle a été réalisée en premier chez les enfants de 0-5 ans puis appliquée à toute la population. Les résultats obtenus indiquent que l’efficacité des MILD est variable d’une région à l’autre. En zone rurale, les MILD ont conféré sur l’APNC une efficacité de 40-50 % en couverture sélective en MILD chez les enfants de zéro à cinq ans. Une réduction de 49 % des APNC a été notée dans toute la population si les MILD (en couverture universelle) sont associées à la PID. En zone urbaine, les MILD en couverture universelle n’ont pas permis de réduire le nombre d’APNC dans toute la population. Elles ont cependant permis une réduction de 50 % des infections palustres dans un seul quartier de la zone d’étude. Les limites de cette étude cas-témoin peuvent être intrinsèques aux mesures de lutte (défaut de couverture, résistance des vecteurs aux insecticides etc.). La mesure de l’exposition peut également être soumise à des biais. Plusieurs facteurs interférant avec la réussite de la LAV ont été évoqués. Le premier facteur défavorable à l’efficacité de la MILD est son défaut d’utilisation. De même, la description de la pièce où se joue la LAV montre que l’espace disponible pour que tous les acteurs puissent jouer convenablement leur rôle (MILD, PID, Homme et vecteur) est assez restreint. Cet espace est souvent mal éclairé. De même la présence des flammes libres participe à la dégradation de l’intégrité physique des MILD. La présence de trous sur les moustiquaires indique une perte de leur efficacité car à partir d’un certain indice > 100, les individus sont fortement exposés aux piqûres de vecteurs. En plus, An. funestus, un des principaux vecteurs assurant la transmission dans les zones d’études concernées peut piquer au-delà de 6 h du matin et assure une bonne partie de la transmission à l’extérieur des habitations. Enfin, les moustiquaires peuvent également créer des dommages corporels à partir d’incendie auxquelles elles participent de part leur caractère inflammable. A l’étape actuelle de la lutte contre le paludisme, il est nécessaire de trouver de meilleurs outils pour améliorer la qualité de la prévention par la LAV. La recherche opérationnelle nous semble en outre primordiale dans la mesure où les outils de LAV utilisés à large échelle ont déjà fourni de bons résultats d’efficacité au laboratoire.

 

Mots clés : Paludisme, Evaluation, Efficacité théorique, Efficacité réelle, Moustiquaire imprégnée d’insecticides à longue durée d’action (MILD), Pulvérisation intra-domiciliaire (PID)


Le jury sera composé de :

M. Christophe ROGIER, Professeur Agrégé de Val de Grâce,
Direction du service central de santé des Armées, Paris, Rapporteur

M. Jean-Yves LE HESRAN, Directeur de Recherche,

IRD-UMR216, Faculté de pharmacie Paris Descartes, Rapporteur

M. Gérard LEFRANC, Professeur Emérite,
Université de Montpellier, Examinateur

M. Bruno PRADINES, Chargé de Recherche,
Unité de parasitologie et d'entomologie, Institut de Recherche Biomédicale des Armées, Brétigny sur Orge, Examinateur

M. Fabrice CHANDRE, Chargé de Recherche,
IRD-UMR 224, Montpellier, Directeur de Thèse

M. Franck REMOUE, Chargé de Recherche,
IRD-UMR 224, Montpellier, Co-directeur de thèse