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Olivier DURON soutiendra son HDR intitulée :

Endocytobiose : Ecologie et Evolution

 

le jeudi 17 avril à 14h30 dans l’amphithéâtre des Plantes du Centre IRD de Montpellier, devant le jury composé de :


Flavie Vanlerberghe-Masutti, Directrice de Recherche, INRA, Montpellier (examinatrice)

Didier Bouchon, Professeur, Université de Poitiers (rapporteur)

Olivier Plantard, Chargé de Recherche, INRA, Nantes (rapporteur)

Fabrice Vavre, Directeur de Recherche, CNRS, Lyon (rapporteur)

Thierry Rigaud, Directeur de Recherche, CNRS, Dijon (examinateur)

Frédéric Simard, Directeur de Recherche, IRD, Montpellier (examinateur)

 

Résumé :

Les symbioses, au sein de desquelles différentes espèces engagent dans des interactions complexes et durables, sont omniprésentes au sein du vivant. Les arthropodes entretiennent notamment des associations étroites avec des symbiotes bactériens intracellulaires strictes, ou endocytobiotes, dont la transmission est exclusivement maternelle, via le cytoplasme des oeufs. Ces bactéries héritables exercent une grande variété d'effets sur les arthropodes: outre le coût imposé à l'hôte pour le maintien de l'infection, elles peuvent leur conférer des avantages adaptatifs variables suivant les conditions environnementales ou encore manipuler le phénotype reproductif de leurs hôtes. Ces dernières années mes recherches ont été organisées autour de plusieurs grands groupes d’endocytobiotes (Arsenophonus, Wolbachia, Cardinium) selon trois axes principaux : diversité et mode d’acquisition, effets sur la structuration génétique des populations hôtes et interactions avec des agents pathogènes. Cette présentation reprendra ces trois axes en s'appuyant sur les contributions des étudiants de Master et de Doctorat qui m’ont accompagné. Enfin, une large part de la présentation sera aussi consacrée aux perspectives et détaillera un nouveau projet de recherche sur les contraintes écologiques et évolutives qui déterminent la composition des communautés de bactéries héritables dans les populations de tiques. Il y sera également question des transitions évolutives existantes, mais pourtant méconnues, entre bactéries héritables d’arthropodes et bactéries pathogènes de vertébrés.

 

 

 


Alexandra MARIE vous informe qu'elle soutiendra sa thèse le vendredi 4 avril à 10h dans l’amphithéâtre des Plantes du Centre IRD France Sud (911, Av Agropolis à Montpellier), sur le thème

Identification et validation de biomarqueurs immuno-épidémiologiques pour évaluer l’exposition humaine aux piqûres d’Anopheles, vecteur de paludisme

 

 

Devant le jury composé de:

Mme Valérie Choumet, Chargé de Recherche, Institut Pasteur               Rapporteur

Mr Lionel Almeras, Chargé de Recherche, Aix Marseille Université         Rapporteur

Mme Sylvie Manguin, Directeur de Recherche, IRD                                 Examinateur

Mr Vial Henri, Directeur de Recherche, Université Montpellier II              Examinateur

Mr Remoue Franck, Chargé de Recherche, IRD                                       Examinateur

Mme Dorothée Missé, Chargé de Recherche, IRD                                    Directrice de thèse

Mr Bruno Arcà, Professeur associé, Sapienza Università di Roma           Co-directeur de thèse

 

Résumé :

Le paludisme constitue un problème majeur de santé publique en zone tropicale et subtropicale. La morbidité ainsi que la mortalité  sont  principalement dû au parasite Plasmodium falciparum transmis à l'homme par la piqûre de moustiques femelle du genre Anopheles. Dans le but d’orienter au mieux les stratégies d’élimination du paludisme et d’une meilleure évaluation de l'efficacité des méthodes de lutte, les indicateurs mesurant le risque de transmission doivent être plus sensibles. Il a été montré que la réponse anticorps humaine contre des protéines/peptides salivaires d'Anopheles représente un bio-marqueur d'exposition aux piqûres de moustiques et pouvait être un indicateur de la transmission du paludisme. Toutefois cet outil doit être optimisé. Ce travail a ainsi un double objectif : i) valider la protéine salivaire CE5 comme bio-marqueur d'exposition aux piqûres d’Anopheles et comme indicateur évaluant l'efficacité de stratégie de lutte anti-vectorielle, et 2) identifier de nouvelles protéines salivaires comme candidat bio-marqueur spécifique à l’exposition de l’homme aux seules piqûres infectantes d’Anopheles.

Tout d’abord, nous avons démontré que la réponse anticorps IgG contre la protéine CE5 pourrait être un indicateur du contact homme-vecteur, complémentaire et très sensible, en mesurant l'exposition de l’homme aux piqûres d’Anopheles et un outil évaluant l'efficacité, à court terme, des moustiquaires imprégnées d'insecticide. Par la suite, les méthodes de protéomique 2D-DIGE et de spectrométrie de masse ont permis d'identifier cinq protéines salivaires (gSG6 , gSG1b , TRIO , SG5 et la D7 longue forme) qui sont surexprimées dans les glandes salivaires d'An. gambiae infectées par P. falciparum. Des peptides de chaque protéine, définis in silico, apparaissent antigéniques chez des individus exposés aux piqûres d'Anopheles, après évaluation par la technique d’épitope mapping.

L’ensemble de ces travaux est non seulement une première étape pour optimiser cet outil immuno-épidémiologique évaluant le contact homme-vecteur mais démontre également la possibilité de définir un nouveau bio-marqueur qui serait spécifique des piqûres infectantes d’Anopheles.

Mots clés : paludisme, bio-marqueur, protéines/peptides salivaire, Anopheles gambiae, Plasmodium falciparum, réponse anticorps, protéomique

 

 

Nicolas POCQUET vous invite à sa soutenance de thèse qui aura lieu le 28 mars 2014 à 10H, dans l’amphithéâtre du Centre IRD, bâtiment des plantes, au 911 av d’Agropolis à Montpellier.

 

Ce travail intitulé

Résistances aux insecticides chez les Culicidae vecteurs en territoires insulaires

 

sera soutenu devant le jury composé de :

M. Gérard DUVALLET, Professeur Emérite, Université de Montpellier 3 (Rapporteur)
M. Claudio LAZZARI, Professeur, Université de Touurs (Rapporteur)
M. Christophe LAGNEAU, Directeur R&D, EID Méditerranée (Examinateur)
M. Pierrick LABBE, Maitre de Conférence, Université de Montpellier 2 (Examinateur)
M. Fabrice CHANDRE, Chargé de Recherche, (IRD Codirecteur)


Résumé :

La résistance aux insecticides est un phénomène naturel d’adaptation des insectes. Lorsqu’elle apparaît dans une population de vecteur, elle compromet les interventions de lutte antivectorielle, et limite les possibilités de contrôle des agents pathogènes qu’ils transmettent. La résistance aux insecticides chez les Culicidae vecteurs est largement répandue de par le monde, et on la retrouve notamment dans les territoires insulaires. Cependant, l’isolement géographique des îles influe sur la présence et la distribution des allèles de résistance. En travaillant sur quatre espèces de moustiques dans plusieurs contextes insulaires, nous nous sommes attachés à (i) évaluer les niveaux de résistance et à caractériser les mécanismes impliqués, (ii) identifier les facteurs, contextuels et/ou évolutifs, expliquant la présence et la distribution des gènes de résistance chez certaines de ces espèces, et (iii) évaluer de nouveaux outils de lutte pouvant être mis en place dans le contexte insulaire particulier que représente Mayotte. Nos résultats montrent une forte résistance de Culex p. quinquefasciatus à toutes les familles d’insecticides utilisées jusqu'à présent dans l’Océan Indien. Cependant, la distribution de ces mécanismes de résistance a présenté une forte hétérogénéité régionale, les allèles de résistance n’étant pas présents dans toutes les îles et/ou pas aux mêmes fréquences. De plus, à une échelle plus locale sur l’île de Mayotte, il existe de fortes disparités entre les espèces étudiées en terme de résistance. Ces différences inter-espèces, intra-île et inter-îles sont discutées en fonction de l’influence des pressions de sélections locales et de leurs sources, et du coût génétique des différents allèles présents. Des propositions d’évolution des pratiques de lutte à Mayotte sont énoncées, intégrant les nouveaux outils que nous avons évalués sur le terrain.


Mots clés : résistance aux insecticides ; Culicidae ; lutte antivectorielle ; paludisme ; arbovirose ; milieux insulaires