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Fabrice CHANDRE soutiendra son "Habilitation à Diriger des Recherches" le Jeudi 20 Mars à 14:00 dans l’amphithéâtre des Plantes du Centre IRD France Sud (911, Ave Agropolis à Montpellier) sur le thème

Résistance des moustiques aux insecticides et implications opérationnelles: Des gènes aux nouvelles stratégies de lutte

 

Devant le jury composé de :

Catherine Bourgouin, Institut Pasteur Paris
Gaëlle Le Goff, INRA, Institut Sophia Agrobiotech
Jean-Marc Hougard, IRD Marseille
Thomas Lenormand, CNRS/CEFE Montpellier
Mylène Weill, CNRS/ISEM Montpellier

 


Résumé :

L'étude de la résistance aux insecticides apporte des informations sur les processus évolutifs qui permettent aux insectes de s'adapter face aux modifications de leur environnement. Elle présente également un intérêt pratique majeur en matière de lutte. La connaissance des facteurs qui conditionnent l'évolution de la résistance est un préalable indispensable à la mise au point de stratégies de lutte visant à maîtriser les phénomènes de résistance pour améliorer le contrôle des populations d'insectes vecteurs d'agents pathogènes. Au cours des 15 dernières années mes recherches ont été consacrées à la caractérisation des mécanismes de résistance de 3 moustiques vecteurs, Anopheles gambiae, Aedes aegypti et Culex quinquefasciatus. Elles se sont attachées à comprendre l'origine des pressions sélectives qui s'exercent sur les populations naturelles ainsi que les conséquences opérationnelles de la résistance au travers d'études réalisées en grande partie en Afrique de l'Ouest et en Afrique Centrale. Ces recherches permettent d'envisager de nouvelles méthodes de lutte à la fois intégrées et mieux ciblées pour la prévention des maladies à transmission vectorielle. Cette présentation s'appuiera sur les études réalisées aux cours de Master et de travaux de Doctorat des jeunes chercheurs qui ont largement contribué à ces recherches.

 

 

 

Deux soutenances en anthropologie

 

Le vendredi 7 février 2014 ont eu lieu à l’Institut des Sciences Biomédicales Appliquées (ISBA) deux soutenances de DEA en anthropologie dans le cadre de l’école doctorale « Espace, cultures et développement », filière de Sociologie-Anthropologie de l’Université d’Abomey-Calavi.

 

La soutenance de Flore Gbofan qui s’est déroulée de 11h00 à 13h30 a été l’occasion pour elle de présenter sa recherche portant sur « Genre et usages des pesticides dans la production maraîchère sur le site de Houéyiho à Cotonou ». Elle a obtenu une note de 14/20, avec la mention « Bien » (Pt du Jury : Pr. Rigobert C. Tossou assisté du Pr Rock L. Mongbo, du Dr Roch Houngnihin et du Dr Marc Egrot).

 

La soutenance de Daleb Abdoulaye Alfa s’est déroulée de 14h00 à 16h30. Sa recherche a exploré « La construction sociale des processus décisionnels en matière d’usage des pesticides par les maraîchers de Sèmè Kpodji ». A l’issue de la délibération, le candidat a obtenu un note de 16/20 avec la mention « Très Bien » (Pt du Jury : Pr. Adolphe Kpatchavi, assisté du Pr Rock L. Mongbo, du Dr Roch Houngnihin et du Dr Marc Egrot).

 

Ces deux mémoires ont été codirigés par le Professeur Roch L. Mongbo, enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi et le Docteur Marc Egrot, anthropologue à l’UMR 224 de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), actuellement affecté au Centre de Recherche Entomologique de Cotonou (CREC).

 

Ces travaux universitaires s’inscrivent dans un programme multidisciplinaire plus vaste intitulé « La lutte intégrée contre le paludisme à base de pratiques agricoles innovantes en Afrique de l’Ouest » et financé par le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI). Ce programme multi-sites (Bénin, Burkina-Faso et Togo) a été coordonné au Bénin par l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP) sous la responsabilité du Dr Luc Djogbénou. L’UMR 224 MIVEGEC (Maladies Infectieuses et Vecteurs : Ecologie, Génétique, Evolution et Contrôle) de l’IRD avait en charge le volet anthropologique de ce programme sous la responsabilité du Dr Marc Egrot.

 

Voir aussi le site de l'IRD au Benin

 

 

 

 

 

 

Sirilaksana PATRAMOOL (unité MIVEGEC-UMR 224) soutiendra sa thèse le vendredi 13 décembre 2013, à 14h, dans l’amphithéâtre des plantes (centre IRD / Montpellier), devant le jury composé de :


Pr. Thierry DUPRESSOIR, Directeur d’études EPHE Montpellier II           Président

Dr. Valérie Choumet, Chargé de Recherches Institut Pasteur Paris          Rapporteur

Dr. Hans Yssel, Directeur de Recherches INSERM Paris                           Rapporteur

Dr. Laurence Briant, Directeur de Recherches  CNRS Montpellier I          Examinateur

Dr. David Biron, Chargé de Recherches, CNRS Aubière                            Examinateur

Dr. Dorothée Missé, Chargé de Recherches, IRD Montpellier                   Directeur de thèse


INTERACTIONS VIRUS (DENGUE)-VECTEURS (AEDES) ET MISE EN EVIDENCE D’UNE METHODE D’ISOLEMENT DES VIRUS DE LA DENGUE ET DU CHIKUNGUNYA

 

 

 

RESUME

La dengue et le chikungunya sont deux arboviroses émergentes qui sont transmises à l’homme par la piqûre de moustiques du genre Aedes. Il n’existe ni vaccin ni traitements commercialisés pour ces arboviroses. Il apparaît donc nécessaire de développer de nouvelles stratégies pour isoler les virus circulants et bloquer leur transmission. La compréhension des mécanismes mis en jeu dans les cellules des vecteurs Aedes lors d’une infection par le virus de la dengue (DENV) sont encore très peu étudiés, notamment pour les sérotypes 1 et 3. Par des analyses protéomiques de l’infection d’une lignée cellulaire du moustique Aedes albopictus par ces séroytypes, nous avons démontré qu’en réponse à l’infection, les cellules de moustiques utilisent  les mécanismes antioxydants combinés à la production d'énergie pour faire face au virus. Les résultats de notre étude devraient permettre de mieux comprendre l’interaction DENV-vecteur Aedes au niveau cellulaire dans le but de concevoir des stratégies efficaces pour le contrôle du DENV. Nous avons également regroupé dans une revue les connaissances acquises sur les études protéomiques des principaux compartiments des arthropodes vecteurs de maladies humaines. Dans un second volet, nous avons mis en évidence une méthode rapide d’isolement et de concentration des DENV et du chikungunya. Cette technique d’isolement basée sur la capture de virus sur des billes magnétiques enrobées de polymères anioniques permet d’obtenir des particules virales infectieuses. Cette méthode combinée à des approches classiques de détection de virus pourrait non seulement permettre l’identification des échantillons infectés ayant une faible charge virale, mais aussi l’isolement simultanée de particules infectieuses de dengue et de chikungunya à partir d’un seul échantillon.

Mots clés : Aedes, arbovirus, dengue, chikungunya, protéomique, billes magnétiques.