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Nicolas POCQUET vous invite à sa soutenance de thèse qui aura lieu le 28 mars 2014 à 10H, dans l’amphithéâtre du Centre IRD, bâtiment des plantes, au 911 av d’Agropolis à Montpellier.

 

Ce travail intitulé

Résistances aux insecticides chez les Culicidae vecteurs en territoires insulaires

 

sera soutenu devant le jury composé de :

M. Gérard DUVALLET, Professeur Emérite, Université de Montpellier 3 (Rapporteur)
M. Claudio LAZZARI, Professeur, Université de Touurs (Rapporteur)
M. Christophe LAGNEAU, Directeur R&D, EID Méditerranée (Examinateur)
M. Pierrick LABBE, Maitre de Conférence, Université de Montpellier 2 (Examinateur)
M. Fabrice CHANDRE, Chargé de Recherche, (IRD Codirecteur)


Résumé :

La résistance aux insecticides est un phénomène naturel d’adaptation des insectes. Lorsqu’elle apparaît dans une population de vecteur, elle compromet les interventions de lutte antivectorielle, et limite les possibilités de contrôle des agents pathogènes qu’ils transmettent. La résistance aux insecticides chez les Culicidae vecteurs est largement répandue de par le monde, et on la retrouve notamment dans les territoires insulaires. Cependant, l’isolement géographique des îles influe sur la présence et la distribution des allèles de résistance. En travaillant sur quatre espèces de moustiques dans plusieurs contextes insulaires, nous nous sommes attachés à (i) évaluer les niveaux de résistance et à caractériser les mécanismes impliqués, (ii) identifier les facteurs, contextuels et/ou évolutifs, expliquant la présence et la distribution des gènes de résistance chez certaines de ces espèces, et (iii) évaluer de nouveaux outils de lutte pouvant être mis en place dans le contexte insulaire particulier que représente Mayotte. Nos résultats montrent une forte résistance de Culex p. quinquefasciatus à toutes les familles d’insecticides utilisées jusqu'à présent dans l’Océan Indien. Cependant, la distribution de ces mécanismes de résistance a présenté une forte hétérogénéité régionale, les allèles de résistance n’étant pas présents dans toutes les îles et/ou pas aux mêmes fréquences. De plus, à une échelle plus locale sur l’île de Mayotte, il existe de fortes disparités entre les espèces étudiées en terme de résistance. Ces différences inter-espèces, intra-île et inter-îles sont discutées en fonction de l’influence des pressions de sélections locales et de leurs sources, et du coût génétique des différents allèles présents. Des propositions d’évolution des pratiques de lutte à Mayotte sont énoncées, intégrant les nouveaux outils que nous avons évalués sur le terrain.


Mots clés : résistance aux insecticides ; Culicidae ; lutte antivectorielle ; paludisme ; arbovirose ; milieux insulaires

 

 

Fabrice CHANDRE soutiendra son "Habilitation à Diriger des Recherches" le Jeudi 20 Mars à 14:00 dans l’amphithéâtre des Plantes du Centre IRD France Sud (911, Ave Agropolis à Montpellier) sur le thème

Résistance des moustiques aux insecticides et implications opérationnelles: Des gènes aux nouvelles stratégies de lutte

 

Devant le jury composé de :

Catherine Bourgouin, Institut Pasteur Paris
Gaëlle Le Goff, INRA, Institut Sophia Agrobiotech
Jean-Marc Hougard, IRD Marseille
Thomas Lenormand, CNRS/CEFE Montpellier
Mylène Weill, CNRS/ISEM Montpellier

 


Résumé :

L'étude de la résistance aux insecticides apporte des informations sur les processus évolutifs qui permettent aux insectes de s'adapter face aux modifications de leur environnement. Elle présente également un intérêt pratique majeur en matière de lutte. La connaissance des facteurs qui conditionnent l'évolution de la résistance est un préalable indispensable à la mise au point de stratégies de lutte visant à maîtriser les phénomènes de résistance pour améliorer le contrôle des populations d'insectes vecteurs d'agents pathogènes. Au cours des 15 dernières années mes recherches ont été consacrées à la caractérisation des mécanismes de résistance de 3 moustiques vecteurs, Anopheles gambiae, Aedes aegypti et Culex quinquefasciatus. Elles se sont attachées à comprendre l'origine des pressions sélectives qui s'exercent sur les populations naturelles ainsi que les conséquences opérationnelles de la résistance au travers d'études réalisées en grande partie en Afrique de l'Ouest et en Afrique Centrale. Ces recherches permettent d'envisager de nouvelles méthodes de lutte à la fois intégrées et mieux ciblées pour la prévention des maladies à transmission vectorielle. Cette présentation s'appuiera sur les études réalisées aux cours de Master et de travaux de Doctorat des jeunes chercheurs qui ont largement contribué à ces recherches.

 

 

 

Deux soutenances en anthropologie

 

Le vendredi 7 février 2014 ont eu lieu à l’Institut des Sciences Biomédicales Appliquées (ISBA) deux soutenances de DEA en anthropologie dans le cadre de l’école doctorale « Espace, cultures et développement », filière de Sociologie-Anthropologie de l’Université d’Abomey-Calavi.

 

La soutenance de Flore Gbofan qui s’est déroulée de 11h00 à 13h30 a été l’occasion pour elle de présenter sa recherche portant sur « Genre et usages des pesticides dans la production maraîchère sur le site de Houéyiho à Cotonou ». Elle a obtenu une note de 14/20, avec la mention « Bien » (Pt du Jury : Pr. Rigobert C. Tossou assisté du Pr Rock L. Mongbo, du Dr Roch Houngnihin et du Dr Marc Egrot).

 

La soutenance de Daleb Abdoulaye Alfa s’est déroulée de 14h00 à 16h30. Sa recherche a exploré « La construction sociale des processus décisionnels en matière d’usage des pesticides par les maraîchers de Sèmè Kpodji ». A l’issue de la délibération, le candidat a obtenu un note de 16/20 avec la mention « Très Bien » (Pt du Jury : Pr. Adolphe Kpatchavi, assisté du Pr Rock L. Mongbo, du Dr Roch Houngnihin et du Dr Marc Egrot).

 

Ces deux mémoires ont été codirigés par le Professeur Roch L. Mongbo, enseignant à l’Université d’Abomey-Calavi et le Docteur Marc Egrot, anthropologue à l’UMR 224 de l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), actuellement affecté au Centre de Recherche Entomologique de Cotonou (CREC).

 

Ces travaux universitaires s’inscrivent dans un programme multidisciplinaire plus vaste intitulé « La lutte intégrée contre le paludisme à base de pratiques agricoles innovantes en Afrique de l’Ouest » et financé par le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI). Ce programme multi-sites (Bénin, Burkina-Faso et Togo) a été coordonné au Bénin par l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP) sous la responsabilité du Dr Luc Djogbénou. L’UMR 224 MIVEGEC (Maladies Infectieuses et Vecteurs : Ecologie, Génétique, Evolution et Contrôle) de l’IRD avait en charge le volet anthropologique de ce programme sous la responsabilité du Dr Marc Egrot.

 

Voir aussi le site de l'IRD au Benin