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Pornapat  SURASOMBATPATTANA (unité MIVEGEC-UMR 224) soutiendra sa thèse le jeudi 12 décembre 2013, à 14h, dans l’amphithéâtre des plantes (centre IRD / Montpellier), devant le jury composé de :


Directeur de Recherches                                     INSERM, Montpellier          Dr. Jean-Luc BATTINI         Président

Directeur de Recherches                                     INSERM, Paris                    Dr. Hans YSSEL                 Rapporteur

Directeur de Recherches                                     Institut Pasteur, Paris          Dr. Philippe DESPRES       Rapporteur

Maître de conférences                                         UM1                                    Dr. Nathalie CHAZAL          Examinateur

Chargé de recherche                                           INSERM, Paris                    Dr. Ali AMARA                     Examinateur

Praticien Hospitalier                                            CHU, Nice                           Dr. Pascal DELAUNAY        Examinateur

Chargé de recherche                                           IRD, Montpellier                  Dr. Dorothée MISSE           Directrice de thèse

 

Transmission du virus de la dengue: rôle de la salive d’Aedes aegypti

 

 

ABSTRACT

Dengue virus (DENV) transmission is initiated when a blood-feeding Aedes (Ae) aegypti mosquito injects saliva, together with the virus, into the epidermis of its mammalian host. Studies of DENV should, therefore, take into account the triad virus-vector-vertebrate host. We have used functional genomic and proteomic analyses, of the salivary glands of female Ae. Aegypti, to demonstrate that this compartment harbors a potent immune response against DENV, represented by the production of an antimicrobial peptide (AMP). This AMP was found to exert, in addition to its anti-bacterial activity, an anti-viral activity against DENV and Chikungunya. Our data demonstrate, for the first time, the permissiveness of human epidermal keratinocytes to DENV infection. Remarkably, DENV replication in keratinocytes contributes to the establishment of anti-viral innate immunity that might occur shortly after the mosquito bite. To investigate the role of Ae. aegypti saliva in DENV transmission to man, primary human keratinocytes were infected with DENV in the presence of Ae. aegypti salivary gland extract. We show that Ae. aegypti saliva enhances dengue virus infection of human keratinocytes by suppressing innate immune responses. Furthermore, we have found a 34-kDa protein, in the saliva of Ae.aegypti, that strongly enhances DENV replication by suppressing type-I IFN production. This study provides new insights into the role of Ae. aegypti salivary glands and saliva in DENV transmission. The data presented here provide novel targets for the control of DENV replication in mammalian hosts.

 

Key words: Aedes aegypti, dengue, saliva proteins, keratinocytes, innate immune, 34kDa, antimicrobial peptides.

 

these maure

Écologie et évolution de la manipulation de type garde du corps : étude du système Dinocampus coccinellaeColeomegilla maculata

 

Présentée par

Fanny MAURE

 

Lundi 16 décembre 2013 de 10h à 12h Amphi des plantes.

 

Jury :

Yannick Outreman, Maître de conférence, Agrocampus Rennes                          Rapporteur

Marie-Jeanne Perrot-Minot, Professeur, Université de Bourgogne                      Rapporteuse

Frédérique Dubois, Professeur, Université de Montréal (Canada)                         Examinatrice

Jeff Harvey,  Chargé de recherche, Netherlands Institute of Ecology                    Examinateur

Doyle Mc Key, Professeur, Université Montpellier II                                               Examinateur

Frédéric Thomas, Directeur de recherche, CNRS, Montpellier                              Directeur

Jacques Brodeur, Professeur, Université de Montréal (Canada)                           Directeur (Invité)

 

 

 

Résumé

 

La manipulation du comportement de l’hôte est une stratégie couramment utilisée chez les organismes parasites, et ce afin de favoriser leur transmission et/ou leur survie. La compréhension d’une telle stratégie est au cœur de plusieurs disciplines appliquées de la parasitologie, telles que l’épidémiologie et la médecine, mais est aussi d’une grande importance d’un point de vue écologique et évolutif. Dans le cadre de cette thèse, notre objectif était d’améliorer l’état des connaissances sur un type de manipulation encore très peu connu : la manipulation garde du corps, une stratégie initialement décrite chez les insectes parasitoïdes. À la suite de leur développement larvaire, certaines guêpes parasitoïdes (Braconidae) ont la capacité d’usurper le comportement de leur hôte et l’obligent ainsi à se comporter comme un véritable garde du corps pour protéger leur cocon des ennemis naturels. Basé sur le système associant la guêpe parasitoïde Dinocampus coccinellae et un de ses hôtes la coccinelle maculée Coleomegilla maculata, le présent travail aborde cinq aspects particuliers de la manipulation parasitaire : i) Efficacité de la protection par un garde du corps et coûts liés à une telle stratégie, ii) Contraintes énergétiques pour les parasites manipulateurs, iii) Diversité et l’évolution de la manipulation garde du corps, iv) Survie des hôtes à la manipulation par un parasitoïde et v) Effets de la nutrition de l’hôte sur une association hôte–parasitoïde manipulateur. Nos résultats apportent plusieurs éléments de réponse quant à l’écologie et l’évolution de la manipulation garde du corps, et notamment en ce qui a trait aux coûts énergétiques associés à une telle stratégie ainsi qu’au rôle de la ressource dans cette étroite association. De nouvelles perspectives de recherche y sont proposées afin d’encourager d’autres travaux dans cette voie.

 

Mots clés : manipulation garde du corps, association hôte–parasitoïde, coût de la manipulation, évolution, virulence des parasitoïdes, Dinocampus coccinellae.

 



Majoline TCHIOFFO TSAPI (unité MIVEGEC-UMR 224) soutiendra sa thèse le jeudi 19 décembre 2013, à 10h, dans l’amphithéâtre des plantes (centre IRD / Montpellier), devant le jury composé de :


M. Eric MAROIS, CR1, CNRS-Strasbourg                                         Rapporteur
Mme Sarah BONNET, CR1, INRA, Maisons-Alfort                             Rapporteur    
M. Benjamin A. NKOUM, Directeur ESS/UCAC, Yaoundé                 Examinateur
M. Damien DUBOIS, MCU-PH, Université de Toulouse III                 Examinateur
M. Henri VIAL, DR1, Université Montpellier 2                                     Examinateur
Mme Isabelle MORLAIS, CR1, IRD-MIVEGEC                                  Directrice de thèse               
M. Antoine BERRY, PU-PH, Université de Toulouse III                      Co-directeur de thèse



Interactions génomes*environnement dans le système vectoriel Anopheles gambiae / Plasmodium falciparum : rôle de la flore microbienne du moustique dans la modulation du développement de P. falciparum



Résumé :

Le parasite Plasmodium  falciparum, responsable des formes graves du paludisme chez l’homme, est transmis par Anopheles gambiae, son principal vecteur en Afrique sub-saharienne. Les nouvelles stratégies de lutte contre la maladie visent à  limiter ou à interrompre le développement du parasite chez le moustique vecteur, et il est donc nécessaire d’améliorer notre compréhension des interactions entre le vecteur, son environnement et le parasite. L’objectif de ce projet de thèse a été de caractériser la flore microbienne du vecteur An. gambiae en conditions naturelles de transmission, d’étudier le rôle des principales espèces bactériennes colonisant l’estomac du moustique sur le développement de P. falciparum et de mesurer l’influence des bactéries sur la réponse immunitaire des moustiques femelles et leur capacité à transmettre le parasite. Pour mener à bien ce projet, nous avons collecté des populations de moustiques sauvages au Cameroun pour la caractérisation de la flore microbienne, nous avons ensuite exposé des moustiques de la colonie de laboratoire Ngousso à des cultures bactériennes puis infecté ces moustiques avec des isolats naturels de P. falciparum. Notre étude a montré que les souches bactériennes naturelles de l’intestin du moustique Serratia, Pseudomonas et Escherichia réduisaient la prévalence et l’intensité de l’infection et que le degré d’inhibition variait selon les taxons bactériens et les porteurs de gamétocytes. L’analyse des flores bactériennes des différents épithéliums de l’insecte par pyroséquençage a révélé des similarités entre la flore intestinale et celles retrouvées dans les ovaires et les glandes salivaires pour un même moustique. Les analyses d’expression suggèrent que la régulation de l’expression des gènes l’immunité par les bactéries intestinales pourrait participer à la modulation de la réponse antiplasmodiale. Les mécanismes impliqués dans les interactions bactéries-Plasmodium-vecteur sont complexes et multifactorielle et la modélisation de l’ensemble des interactions qui permettent à P. falciparum d’accomplir son cycle chez le moustique vecteur sera nécessaire pour envisager de nouvelles méthodes de lutte efficaces et durables.