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Pias (Melle Wichit Sineewanlaya) soutiendra sa thèse intitulée

Rôle du cholestérol, de la protéine SAMHD1 et de la salive d’Aedes aegypti dans l’infection des cellules cutanées par le virus Chikungunya

 

le mardi 11 juillet 2017 à 14h00  à l’amphithéâtre des plantes de l’IRD devant le jury composé de:

Jennifer Richardson, DR, INRA Rapporteur
Stephan Zientara, DR, ANSES Rapporteur
Hans Yssel, DR, INSERM Examinateur
Catherine Bisbal, CR, INSERM Examinateur
Dorothée Missé, CR, IRD Directrice de thèse

Nous avons le plaisir de vous annoncer que Gildas YAHOUEDO soutiendra publiquement sa thèse de doctorat intitulée :

Etude de la résistance cuticulaire chez Anopheles gambiae, du phénotype à la fonction des protéines

 

dirigée par Monsieur Fabrice CHANDRE et Monsieur Alain ROUSSEL

La soutenance aura lieu le mardi 4 juillet à 14h00 dans l'amphithéâtre des plantes du centre IRD de Montpellier (911 avenue Agropolis 34394 Montpellier cedex 5).


Résumé : La gestion de la résistance aux insecticides et plus particulièrement aux pyréthrinoïdes chez les vecteurs du paludisme est un enjeu majeur pour conserver les acquis de la lutte antivectorielle contre le paludisme. Parmi les mécanismes de résistance, de nombreux travaux ont porté sur les mutations de la cible insecticides (kdr) ou encore les enzymes qui métabolisent les molécules insecticides. La résistance cuticulaire chez Anopheles gambiae a jusqu'à ce jour au mieux été suspectée mais pas démontrée. Dans ce cadre, le but de ce travail était donc de déterminer i) s’il y a une implication de la cuticule dans le phénotype résistant d’Anopheles gambiae aux pyréthrinoïdes ; ii) de déterminer les principaux acteurs de cette résistance. Nous avons construit une souche d’Anopheles gambiae présentant un phénotype résistant (MRS) mais ne portant pas la mutation kdr. Notre approche a été d’étudier l’expression des gènes, mais aussi celle des protéines de la cuticule et celles intervenant dans la détoxication. L’ultrastructure de la cuticule, sa composition en chaines hydrocarbonées ainsi que sa perméabilité à la deltaméthrine ont aussi été testés. Nous avons montré que la cuticule est impliquée dans le phénotype résistant plus particulièrement en réduisant significativement la pénétration de la deltaméthrine dans le corps de l’insecte. La structure même de la cuticule est profondément modifiée chez MRS. Nos résultats indiquent l’implication des membres de la famille CPAP3 dans la résistance cuticulaire et probablement des chaines hydrocarbonées. Des enzymes métaboliques sont également impliqués. Au cours de ce travail, nous avons démontré l’existence de la résistance cuticulaire chez An. gambiae, ce mécanisme agit de concert avec les mécanismes de détoxication. La caractérisation des différents acteurs nous permettra surement de trouver de nouvelles cibles pour la lutte anti-vectorielle.


Mots-clés : Résistance, Cuticule, Protéines, Anopheles gambiae, Pyréthrinoïdes, Chaînes hydrocarbonées


Composition du jury proposé :

M. Fabrice CHANDRE, Université de Montpellier, Directeur de thèse

M. Jean-Philippe DAVID, UMR 5553 CNRS-Université de Grenoble, Rapporteur

Mme Véronique APAIRE-MARCHAIS,Université d'Angers, Examinateur

M. Guillaume TETREAU, CNRS/CEA Université Grenoble-Alpes, Examinateur

M. Claudio R. LAZZARI, Université François Rabelais, Tours, Rapporteur

M. Alain ROUSSEL, Université Aix-Marseille, Co-Directeur de these

Mme SYLVIE CORNELIE, Université de Montpellier, IRD Montpellier, Invité

 

 

 


Remy FROISSART vous convie à la soutenance de son Habilitation à diriger les recherches (voir résumé ci-dessous), qui aura lieu le mardi 30 mai à 14h00 à l'amphi 6.01 de l'UM devant le jury composé de :
 
Mireille Ansaldi (CNRS Marseille) - rapportrice
Cécile Desbiez (INRA Avignon) - rapportrice
Marie-Agnès Petit (INRA Jouy-en-Josas) - rapportrice
Guillaume Martin (CNRS Montpellier)
Delphine Sicard (INRA Montpellier)

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Évolution en environnements variables : pérégrinations scientifiques entre virus de plantes, virus d'insectes, bactéries et bactériophages

 

Cette soutenance d'HDR (Habilitation à diriger les recherches) sera l'occasion de revenir sur les études expérimentales que j'ai réalisées et encadrées sur différents modèles biologiques de micro-organismes : virus de plantes, virus d'insectes, bactériophages et bactéries. Bien que diverses dans les détails expérimentaux, chacune de ces études vise à répondre à la question générale de comment les organismes évoluent et s’adaptent dans des environnements qui varient dans le temps et/ou dans l'espace.

Tout d'abord, je présenterai les travaux cherchant à répondre à la question de savoir dans quelle mesure l'évolution de la virulence est influencée par la capacité d'un parasite à infecter différents hôtes. Nous avons ainsi testé l'hypothèse de l'existence d'un compromis évolutif entre virulence et transmission, en utilisant comme modèle le virus de la mosaïque du chou-fleur (CaMV) propagé sur deux espèces de plantes hôtes (Brassica rapa et Arabidopsis thaliana). Dans les deux cas, nos résultats établissent une relation positive entre les deux traits phénotypiques, confirmant l'existence d'un compromis évolutif entre virulence et transmission pour ce parasite.

Ensuite, nous avons cherché à mettre en évidence les modifications génotypiques et phénotypiques pouvant exister entre des organismes spécialistes (i.e. adapté à un environnement) et généralistes (i.e. adapté à plusieurs environnements). Ayant utilisé un Densovirus comme modèle pour répondre à cette question, je replacerai tout d'abord la phylogénie en parallèle de la gamme d'hôte de cette famille de virus suite à une étude dans les banques de données métagénomiques. J'exposerai ensuite les résultats obtenus suite à l’évolution expérimentale d’un densovirus (JcDNV) propagé dans des environnements constants (dix infections successives de Spodoptera frugiperda ou S. litoralis) et variables temporellement (infections en alternance des deux espèces hôtes). De manière inattendue, la virulence des populations virales ayant évolué en environnement constant a diminué par rapport à la virulence de la population ancestrale mais est restée similaire lorsque les populations virales avaient évolué en environnement variable.

Par ailleurs, j'aborderai la question de l'importance des régimes de sélection sur le maintien du polymorphisme (hard- ou soft-selection) lorsque les populations évoluent dans des environnements spatialement structurés. J'exposerai ainsi nos résultats obtenus suite à l'évolution expérimentale de populations polymorphes d'E. coli évoluant dans des habitats contenant différentes pressions de sélection (différents antibiotiques). Nos résultats confirment pour la première fois de manière expérimentale les prédictions théoriques.

Cette présentation d'HDR sera aussi et enfin l'occasion de présenter les différents cours et travaux pratiques que j'ai développés à l'université (U. Montpellier, U. Cape-Town) et que je souhaite développer dans l'avenir mais aussi mon nouveau projet de recherche structuré autour de l’hypothèse selon laquelle les bactériophages sont des acteurs fondamentaux dans l’établissement et le maintien des communautés polymicrobiennes. Particulièrement pour les différents microbiotes humains, les bactériophages pourraient jouer un rôle central dans les transitions entre les états eubiotiques (i.e. « sains ») et dysbiotiques (i.e. « perturbés ») et vice-versa. Ce potentiel ouvre la perspective de l’utilisation des bactériophages en tant qu'agents thérapeutiques dans une approche de thérapie phagique à laquelle je compte contribuer avec notamment les étudiant-e-s qui souhaiteront se joindre à cette aventure.