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Vous êtes cordialement invités à la soutenance de thèse de Juliette DOUMAYROU intitulée " Virulence, transmission et accumulation intra-hôte et leurs conséquences sur l'évolution virale: exemple du Cauliflower mosaic virus infectant deux Brassicaceae "

La soutenance aura lieu le vendredi 16 décembre 2011 à 14h00 à l'amphithéâtre de l'IRD (Montpellier). Pour clôturer la soutenance, un apéritif vous sera offert à partir de 18H00 environ à l'IRD.


Composition du jury

Emmanuel JACQUOT – INRA- Rapporteur

Olivier LE GALL – INRA – Rapporteur

Cécile DESBIEZ – INRA – Examinatrice

Isabelle OLIVIERI - UM2 - Examinatrice

Virginie RAVIGNE – CIRAD - Examinatrice

Yannis MICHALAKIS – CNRS - Directeur de thèse

 

Mots clés : virulence, transmission, hypothèse du trade-off, accumulation, émergence, Cauliflower mosaic virus.

 

Résumé

Identifier les pressions de sélection imposées aux parasites par leurs hôtes et les conséquences que celles-ci peuvent avoir sur l’évolution de ces parasites sont des points essentiels pour comprendre le développement des maladies émergentes. L’aptitude pour un parasite à faire évoluer sa virulence constitue un paramètre clé pour appréhender ces phénomènes d’émergences. Cette aptitude est notamment expliquée chez les parasites par l’hypothèse adaptative du trade-off virulence - transmission. Dans ce contexte, nous avons étudié les relations entre la virulence, la transmission et l’accumulation intra-hôte d’un virus de plante, le Cauliflower mosaic virus (CaMV), afin (i) de tester, à partir de plusieurs isolats de CaMV, l’hypothèse du trade-off virulence - transmission dans leur hôte natif (Brassica rapa) et dans un nouvel hôte (Arabidopsis thaliana) et (ii) de voir si la virulence et la transmission sur l’hôte natif permettent de prédire celles sur un nouvel hôte. Les résultats montrent que la virulence et la transmission dans l’hôte natif, comme dans le nouvel hôte, sont positivement corrélées. La mesure de l'accumulation virale intra-hôte a révélée l'existence inattendue de deux groupes d'isolats, différant d'environ un ordre de grandeur dans leur accumulation. Bien qu'à l'intérieur de chacun des groupes la transmission et la virulence semblent positivement corrélées à l'accumulation intra-hôte, l'existence de ces deux groupes ne permet pas de mettre en évidence ces relations sur l'ensemble des isolats. Les performances des isolats de CaMV sur l’hôte natif (virulence, transmission et accumulation virale) ne permettent pas de prédire leurs performances sur le nouvel hôte. Ce travail souligne l'importance d’étudier différents traits d’histoire de vie du virus pour comprendre les interactions hôte-parasite. Une étude des mécanismes cellulaires impliqués dans l’adaptation à l’hôte et dans la transmission virale permettra, à terme, d’imaginer des moyens de lutte contre les émergences virales.

 

Interactions homme-vecteur, études des protéines salivaires immunogéniques d'Aedes, vers un bio-marqueur d'exposition spécifique à Aedes albopictus

 

Souleymane DOUCOURE

 

le mercredi 07 décembre 2011 à 14h à l’amphithéâtre du bâtiment de plantes, centre IRD Montpellier.

 

Nathalie BOULANGER. MC, MD, PHD Université de Strasbourg, Faculté de Pharmacie (Rapporteur)
Anna-Bella FAILLOUX. PhD, Chef de laboratoire Institut Pasteur Institut Pasteur, Paris (Rapporteur)
Gérard LEFRANC. Professeur Université Montpellier 2 (Examinateur)
Lionel ALMEIRAS. PhD, Chargé de Recherch IMTSSA (Examinateur)
Franck REMOUE. PhD, Chargé de recherche  IRD, Bénin (CoDirecteur de thèse)
Vincent ROBERT. DR, Directeur de recherche IRD, Montpellier (Directeur de thèse)


Résumé : 
Les arbovirus transmis par les moustiques Aedes représentent un problème majeur de santé publique dans les pays du Sud et certains comme la dengue et le chikungunya risquent d'émerger dans les pays du Nord. La lutte contre ces maladies repose essentiellement sur le contrôle des populations de vecteurs. Pour un meilleur contrôle de ces arbovirus, beaucoup d'efforts sont déployés pour développer de nouveaux outils. La mesure de la réponse anticorps (Ac) de l'homme contre les protéines salivaires des arthropodes a été utilisée pour évaluer son exposition aux piqûres des vecteurs et estimer le risque de transmission des pathogènes. L'objectif de notre travail a été de valider par une approche immuno-épidémiologique le concept « réponse Ac anti salive comme bio-marqueur d'exposition aux Aedes ». Nous avons également évalué la spécificité de cette réponse par rapport aux populations exposées uniquement à Ae. aegypti ou Ae. albopictus. Dans un second volet, nous avons identifié les protéines salivaires d'Ae. albopictus impliquées dans cette réponse. Et enfin, nous avons évalué la potentialité d'utiliser ce bio-marqueur comme critère d'efficacité de la lutte anti vectorielle contre Ae. albopictus. Nos résultats montrent une corrélation entre la réponse Ac anti salive et l'intensité d'exposition aux vecteurs indiquant ainsi la pertinence de son utilisation comme bio-marqueur d'exposition aux piqûres des Aedes. Nous notons une faible réaction croisée de cette réponse Ac entre la salive d'Ae. aegypti et d'Ae. albopictus. Les protéines salivaires antigéniques d'Ae. albopictus identifiées sont essentiellement impliquées dans la prise du repas sanguin. L'utilisation de ce bio-marqueur a permis de détecter la baisse de la densité vectorielle après les mesures de lutte contre Ae. albopictus, suggérant son utilité pour mesurer l'efficacité des stratégies de contrôle. L'ensemble de ces travaux contribuent à une meilleure connaissance de l'interaction de l'homme avec les Aedes. L'identification de protéines/peptides spécifiques d'espèce permettrait d'améliorer l'utilisation de ce bio-marqueur.

Mots clés : Aedes, Salive, Protéines, Exposition, Anticorps, Bio-marqueur


Origine, adaptation et évolution de Plasmodium falciparum dans un nouvel environnement : Analyse d’une espèce invasive

 

Erhan YALCINDAG

le Jeudi 08 Décembre 2011 à 14:00 dans l'amphithéàtre du bàtiment des plantes, au Centre IRD de Montpellier.

 

Le jury sera composé de :
 
- Tatiana Giraud (Rapportrice)
 
- André Theron (Rapporteur)
 
- Carlo Severini (Examinateur)
 
- Emmanuel Douzery (Examinateur)
 
- François Renaud (Co-directeur de thèse)
 
- Franck Prugnolle (Directeur de thèse)
 
 

 

Résumé : La biologie évolutive permet de comprendre et de retracer l’origine des espèces ou des populations, de comprendre leurs dispersions dans différentes zones et d’analyser les différentiations résultant de ces évolutions. L’invasion biologique et les espèces envahissantes en général sont de bons modèles pour étudier et comprendre l’adaptation à de nouveaux environnements. Plasmodium falciparum, un protozoaire parasite agent du paludisme, a envahit de nouvelles populations hôtes et de nouvelles espèces de vecteurs à plusieurs reprises. Notre objectif était d’étudier (i) l’introduction, l’origine et la distribution de P. falciparum dans des environnements radicalement différents : dans une nouvelle aire géographique tout d’abord (en Amérique du Sud) puis dans une nouvelle espèce hôte (chez les primates) et (ii) de déterminer les gènes potentiellement impliqués dans l’adaptation à ces nouveaux environ nements. Ces questions ont été abordées à travers différentes approches réunissant des analyses de génétique des populations, de phylogéographie ainsi que des analyses phylogénétiques. Les résultats obtenus démontrent pour la première fois que, P. falciparum a été introduit par l’homme au moins à deux reprises en Amérique du Sud à partir de l’Afrique. Cette thèse a aussi permis de démontrer pour la première fois que ce parasite circule naturellement chez les primates non-humains. L’analyse des patrons de sélection sur des gènes candidats jouant un rôle dans l’invasion des hématies par le parasite a été réalisée afin de déterminer si des évolutions adaptatives particulières avaient opérées sur ces gènes dans ces nouveaux environnements. L’ensemble de nos résultats démontrent que P. falciparum peut être considéré comme une espèce envahissante et que ce parasite n’est en fait pas spécifique à l’homme. L’ensemble de not re travail nous a permis d’avancer dans la connaissance de ce modèle biologique en termes de stratégie d’émergence ou de réémergence dans différents environnements. Nos résultats soulignent les changements qui ont opéré dans la distribution géographique et l’émergence du spectre d’hôte utilisé par P. falciparum au cours de son histoire évolutive passée et présente ce qui peut laisser craindre d’autres évolutions à l’avenir.

 

 
Mots clés : Invasion biologique, espèce invasive, parasite, origine, adaptation, sélection, maladies émergente, Plasmodium falciparum, Amérique du Sud, génétique des populations, phylogéographie, marqueurs moléculaires, singes.