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Solange MEYIN A EBONG a le plaisir de vous inviter à sa soutenance de thèse qui aura lieu le 21 décembre à 10H00, dans l’amphithéâtre du Centre IRD, bâtiment des plantes, au 911 av d’Agropolis à Montpellier.

 

Elle vous présenterai son travail intitulé:

Punaises aquatiques du Cameroun : Biodiversité,  Phylogéographie et Rôle dans l’écologie de Mycobacterium ulcerans, agent étiologique de l’ulcère de Buruli

 

Résumé :

Une des 17 maladies tropicales négligées déclarées par l’OMS, l’ulcère de Buruli constitue aujourd’hui un réel problème de santé publique en Afrique centrale et de l’Ouest où il sévit dans près de 30 pays. Cette maladie touchant principalement les populations des zones enclavées reste un mythe car l’on ne connaît pas aujourd’hui le mode de transmission exacte de la bactérie responsable, Mycobacterium ulcerans, à l’humain. Une meilleure connaissance de l’écologie de ce bacille constitue pourtant un levier important tant pour apporter des informations concernant sa transmission que pour lutter contre ce fléau.

Fortement soupçonnés de jouer un rôle d’hôtes ou de vecteur de M. ulcerans, certains taxons de punaises aquatiques semblent être prédisposés de par leur écologie ou leur comportement à héberger le bacille voire à le transmettre. Les travaux que nous présentons ici visent dans un premier temps à identifier sur des bases anatomiques complétées par des approches moléculaires les différents taxons de punaises aquatiques présents au Cameroun. Au-delà de proposer une clé d’identification d’espèces et une classification des punaises aquatiques du Cameroun reposant sur des séquences nucléotidiques, nous discutons du rôle important joué par l’écologie de certaines espèces de punaises dans la transmission de M. ulcerans. Les différentes approches comparatives et biostatistiques développées dans ce travail de thèse étayent l’hypothèse que certains taxons de punaises aquatiques, et notamment issus des familles Belostomatidae et Naucoridae, acquièrent la mycobactérie à partir de l’environnement en partageant des habitats (fréquentation de la végétation aquatique émergée) où le bacille prolifère, et en se nourrissant de proies, comme des mollusques ou de petits poissons, eux-mêmes contaminés par la bactérie. La capacité de vol chez les punaises aquatiques n’apparaît pas faciliter l’acquisition de M. ulcerans mais semble impliquée dans la dissémination de ce dernier en contaminant de nouveaux environnements. Au terme de cette thèse, nous discutons de l’écologie des communautés de punaises aquatiques et de leur macroécologie au Cameroun, et examinons l’importance de l’échantillonnage comme élément important de tout travail de recherche en écologie et évolution des maladies infectieuses.



Le jury sera composé de:
M. Thierry BOURGOIN Pr1, MNHN Paris (France) Rapporteur
M. Christophe THEBAUD Pr1, UPS Toulouse (France) Rapporteur
Mme Carine BROUAT CR1, IRD Montpellier (France) Examinateur
Mme Sara EYANGOH CL1, CPC Yaoundé (Cameroun) Examinateur
M. Philippe LE GALL CR1 IRD Paris-sud (France) Examinateur
M. Jean-François GUEGAN DRCE IRD Montpellier (France) Directeur
M. Flobert NJIOKOU Pr.UYI Yaoundé (Cameroun) Co-directeur
M. Albert SAME EKOBO Pr.UYI Yaoundé (Cameroun) Co-directeur (invite)


 



Antonio Alejandro VAZQUEZ a le plaisir de vous inviter à sa soutenance de thèse qui aura lieu le mercredi 16 Décembre 2015 à 9h00, dans l’amphithéâtre de l’IRD.

Il présenterai ses travaux de thèse intitulés

Interaction hôte – parasite en contexte insulaire : relations entre Fasciola hepatica (Trematoda) et les mollusques Galba cubensis et Pseudosuccinea columella (Gastropoda) sur l’Île de Cuba



Résumé

Les interactions hôte – parasites sont des systèmes qui affectent probablement la totalité des êtres vivants et constituent un facteur clé dans la compréhension de la dynamique des maladies infectieuses. Nous avons abordé cette problématique en utilisant le système Fasciola hepatica/Lymnaeidae sur l'île de Cuba. Cette thèse utilise une  approche basée sur différentes disciplines de la biologie comme l’écologie des  populations (distribution et abondances de mollusques hôtes intermédiaires), l'écologie parasitaire (données de prévalences naturelles de parasites chez les hôtes), la génétique des populations en utilisant des marqueurs microsatellites (tant pour le parasite que pour les mollusques hôtes), et des études de susceptibilité et compatibilité douve/limnée.

En ce qui concerne la diversité génétique du parasite, une très haute diversité et une forte probabilité d’allofécondation ont été observées. En revanche, des différenciations significatives entre isolats n’ont pas été trouvées. Les taux d’infection chez le bétail sont très élevés.

Pour ce qui est de la biologie des populations des limnées hôtes, on a cartographié la distribution des deux espèces présentes à Cuba : Galba cubensis qui est très répandue et Pseudosuccinea columella qui n'est présente que dans la partie centre-occidentale. Nous avons mis en évidence des différences concernant les types d’habitats préférés pour chaque espèce : G. cubensis est plus ubiquiste et se retrouve beaucoup plus dans les sites anthropisés.

L'étude des compatibilités douve/mollusque a révélé l’existence de populations avec une résistance naturelle à l’infection par F. hepatica chez la limnée P. columella. Ces populations sont génétiquement différenciées des populations sensibles. La plupart des populations sensibles sont monomorphes avec le même génotype très répandu. En revanche, nous avons observé une diversité génétique plus importante chez G. cubensis qui suggère un temps évolutif plus ancien à Cuba. L’échantillonnage fait dans une zone où la fasciolose sévit fortement chez le bétail a révélé un très faible taux d’infection naturel chez les limnées, mais avec de fortes variations d'intensités. Différentes combinaisons douve/limnée sympatriques et allopatriques testées expérimentalement ont montré une compatibilité supérieure de G. cubensis qui suggère une meilleure adaptation aux isolats de F. hepatica cubaines.

Les résultats obtenus montrent que la compréhension de la dynamique des maladies infectieuses ainsi que leur contrôle doivent s’appuyer sur des connaissances très solides de la biologie, écologie, génétique et évolution des systèmes hôtes – parasites.

 

Mots-clés : interaction hôte – parasite, écologie, génétique de populations, douve du foie, fasciolose, trématode, parasitologie, limnée, mollusque

 

 

Le jury sera composé de :

Mme Ghita CHLYEH Professeur, Institut Hassan II, Maroc, Rapporteur

Mr Benjamin GOURBAL Maître de Conférences, Université de Perpignan, Rapporteur

Mr Philippe JARNE Directeur de Recherche, CEFE, CNRS, Montpellier, Examinateur

Mr Nicolas BONEL Chercheur, Universidad Nacional del Sur, Argentine, Examinateur

Mme Sylvie HURTREZ-BOUSSÈS Professeur, Université de Montpellier, Directrice

 



Romain PIGEAULT a le plaisir de vous inviter à sa soutenance de thèse qui aura lieu jeudi 17 Décembre 2015 à 10h00, dans l’amphithéâtre du Centre IRD, bâtiment des plantes, au 911 av d’Agropolis à Montpellier.


Il vous présentera ses travaux intitulés :

Ecologie évolutive des interactions Hôte/Moustique/Plasmodium : Sources d’hétérogénéité de l’infection des vecteurs

 

Résumé :

Les moustiques jouent un rôle essentiel dans la dynamique de transmission du paludisme. Plusieurs traits d’histoire de vie de ces insectes hématophages vont, en effet, intervenir dans le calcul du taux reproductif de base du parasite. Parmi eux, la probabilité et l’intensité d’infection des vecteurs, suite à la prise d’un repas de sang infectieux, sont des facteurs primordiaux pour la transmission de Plasmodium. Pourtant, au sein d'une population de moustiques infectés une grande variabilité a été observée: alors que certain ne sont pas infectés, que d'autres le sont faiblement, une partie des vecteurs vont présenter des intensités d'infection extrêmement fortes. Identifier les sources de variations responsables de cette hétérogénéité est indispensable pour comprendre la dynamique de transmission de Plasmodium. Certains paramètres d’origine génétique et environnementale, tels que la température et la nutrition, ont déjà clairement été identifiés comme ayant un impact sur le taux d’infection des moustiques. Néanmoins, de nombreux facteurs restent encore à explorer. En utilisant un système expérimental composé du parasite de la malaria aviaire Plasmodium relictum, de son vecteur naturelle le moustique Culex pipiens et de l’un de ses hôtes vertébrés Serinus canaria, nous nous sommes intéressés aux effets de certains de ces paramètres, peu pris en compte jusqu’à présent, sur l’infection des moustiques. Nous avons notamment pu mettre en évidence des conséquences importante de l’infection parentale, de l’âge des vecteurs, ainsi que de leur fond génétique. Parallèlement, nous nous sommes intéressés à un facteur souvent laissé de côté, l’effet « hôte vertébré » sur l’infection des moustiques. Dans cette dernière partie, on a pu observer que la dynamique d’infection du parasite au sein de l’hôte influence de manière importante le taux de transmission de Plasmodium. Les sources d’hétérogénéité d’infections des moustiques sont donc multiples et l’ensemble des membres de cette association tripartite hôte/parasite/vecteur vont pouvoir influencer de manière importante la dynamique de transmission du parasite.


Mots clés : malaria, moustique, hôte vertébré, âge, effet maternel, héritabilité, rythmicité, transmission

Le jury sera composé de :

Jacob Koella, Professeur à l’université de Neuchatel
Gabriele Sorci, Directeur de recherche à l’université de Bourgogne
Mathieu Sicard, Professeur à l’université de Montpellier
Natacha Kremer, Chargée de recherche à l’université de Lyon 1
Ana Rivero, Directeur de recherche, IRD Montpellier
Sylvain Gandon, Directeur de recherche, CEFE Montpellier