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Responsable de l'équipe GeneSys: Anne-Laure BAÑULS                                    

 

Contexte :

Même si nous progressons dans la connaissance et la caractérisation des différents acteurs qui composent les systèmes infectieux (hôte/parasite/vecteur/environnement), les logiques d’émergence et de réémergence des maladies infectieuses restent encore mal connues. En dépit des efforts soutenus de lutte et de contrôle organisés localement, nous ne savons toujours pas pourquoi certaines infections continuent d’émerger/réémerger, ni comment les agents pathogènes continuent de circuler et d’évoluer sans qu’ils soient détectés. L’augmentation du nombre de cas de résistance aux traitements, voire l’émergence de souches multi-résistantes, témoigne également de systèmes en constante évolution. Ces aspects sont d’autant plus fondamentaux aujourd'hui que l’accroissement des échanges liés à la mondialisation, bouleversent très fortement l’équilibre des écosystèmes actuels, sans que l’on soit en mesure d’en prévoir les conséquences sur l’évolution des maladies infectieuses.

 

Objectifs :

Le projet de l’équipe GeneSys se base sur des compétences spécifiques et complémentaires pour effectuer une recherche intégrée, avec pour but de décrire, de comprendre et de prédire la dynamique des maladies infectieuses et, le cas échéant, d’aider à la mise en place ou à l’adaptation de moyens de lutte et de contrôle efficaces.

Pour comprendre la circulation et la transmission des pathogènes, il est fondamental d’intégrer la diversité, l’histoire évolutive, la dynamique et l'écologie des agents infectieux et de leurs vecteurs (pour les maladies à vecteurs), ainsi que les interactions qu'ils exercent entre eux, avec leurs hôtes, ou avec leur environnement. Ces thématiques seront abordées par des approches multidisciplinaires, « du terrain au laboratoire », en considérant les microorganismes, les vecteurs, les hôtes, leurs écosystèmes, et leurs interactions.

Sans avoir la prétention de répondre à toutes les questions inhérentes à la complexité des modèles biologiques étudiés, nous aborderons ces problématiques à travers différentes approches (moléculaires, épidémiologiques et écologiques) afin de mieux comprendre les mécanismes évolutifs fondamentaux de la multiplication, de l’adaptation et de la transmission des pathogènes. Nous nous appuierons en parallèle sur le développement d’outils méthodologiques indispensables à la gestion et à l’analyse de ces données (développement bioinformatique en phylogénie, acquisitions et traitements automatiques de données, etc.)

Nos modèles d’étude se concentreront principalement sur les leishmanioses et leurs vecteurs, les phlébotomes, et les modèles bactériens Mycobacterium tuberculosis et Staphylococcus aureus qui représentent des problèmes majeurs de santé publique, en particulier dans les pays du sud. D’autres maladies infectieuses telles que des maladies à transmission hydrique comme le choléra ou encore des maladies à prévention vaccinale comme la coqueluche ou la méningite seront également étudiées pour répondre à des problématiques spécifiques. Le choix de ces modèles repose sur les compétences et l’expertise de l’équipe ainsi que sur ses collaborations (CNR Leishmaniose, milieu hospitalier, pays du sud). Pour le volet « phlébotomes », le vectopole nous permettra de mettre en place des études expérimentales sur la compétence vectorielle et les interactions parasites/vecteurs. L’objectif ici est de placer l’unité parmi les « leaders » dans ce domaine au niveau national et international car, à ce jour, il existe très peu d’élevages disponibles dans le monde. Il faut également souligner que les projets seront développés en étroite collaboration avec les membres des autres groupes de l’unité afin d’exploiter de manière optimale les compétences déjà présentes et de la même manière, l’expertise de notre équipe sera mise au service des programmes de recherche des autres équipes.

Enfin, la formation restera un aspect fondamental au travers de l’encadrement des étudiants, mais également des transferts technologiques, de la formation théorique et technique et de la participation aux parcours académiques. Les collaborations avec les pays du sud seront toujours au centre de nos programmes de recherche avec des liens privilégiés déjà établis en Asie du Sud-Est (Vietnam, Laos, Cambodge), au Sénégal, au Burkina Faso et en Afrique du Nord.

 

Ce projet peut être subdivisé en cinq thématiques :