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La soutenance de thèse de Georgia DAMIEN aura lieu le 14 Décembre 2015 à 09h30, dans l’amphithéâtre du Centre IRD, bâtiment des plantes, au 911 av d’Agropolis à Montpellier.

 

Son travail est intitulé :

Evaluation épidémiologique de l’efficacité des stratégies de lutte anti-vectorielle contre le paludisme dans un contexte de lutte intégrée.

 

Résumé:

Malgré les efforts national et international pour contrôler le paludisme, de nombreux pays d’Afrique Sub-saharienne restent à risque d’infection, de morbidité et de décès liés au paludisme. L’objectif de cette thèse est d’évaluer l’efficacité « théorique » et l’efficacité « réelle » des outils de la lutte anti-vectorielle (LAV) en utilisant des indicateurs parasitologiques et cliniques. Pour évaluer l’efficacité « théorique » d’une mesure de LAV (étude expérimentale), il faut effectuer un essai contrôlé randomisé à unité de randomisation collective. L’évaluation de l’efficacité « réelle » des outils de LAV est possible grâce à l’utilisation d’un essai contrôlé randomisé à condition que le groupe témoin soit couvert au minimum par les moustiquaires imprégnées d’insecticide à longue durée d’action (MILD) de référence ou les outils de LAV déjà en utilisation dans la population d’étude. Mais, elle nécessite d’énormes moyens techniques, logistiques et financiers. Les résultats de cet essai ont permis de noter que ni la couverture universelle en MILD, ni les combinaisons de MILD+Pulvérisation intra-domiciliaire (PID) ou de MILD+bâches imprégnées d’insecticides n’ont pas apporté une protection supplémentaire contre l’infection et l’accès palustre non compliqué (APNC) par rapport à la MILD en couverture sélective. L’évaluation de l’efficacité réelle des outils de LAV en post-distribution requiert un type d’étude épidémiologique plus souple dans la faisabilité. Face aux contraintes éthiques et financières de l’étude longitudinale, nous avons validé l’utilisation d’une étude cas-témoin à cet effet. Elle a été réalisée en premier chez les enfants de 0-5 ans puis appliquée à toute la population. Les résultats obtenus indiquent que l’efficacité des MILD est variable d’une région à l’autre. En zone rurale, les MILD ont conféré sur l’APNC une efficacité de 40-50 % en couverture sélective en MILD chez les enfants de zéro à cinq ans. Une réduction de 49 % des APNC a été notée dans toute la population si les MILD (en couverture universelle) sont associées à la PID. En zone urbaine, les MILD en couverture universelle n’ont pas permis de réduire le nombre d’APNC dans toute la population. Elles ont cependant permis une réduction de 50 % des infections palustres dans un seul quartier de la zone d’étude. Les limites de cette étude cas-témoin peuvent être intrinsèques aux mesures de lutte (défaut de couverture, résistance des vecteurs aux insecticides etc.). La mesure de l’exposition peut également être soumise à des biais. Plusieurs facteurs interférant avec la réussite de la LAV ont été évoqués. Le premier facteur défavorable à l’efficacité de la MILD est son défaut d’utilisation. De même, la description de la pièce où se joue la LAV montre que l’espace disponible pour que tous les acteurs puissent jouer convenablement leur rôle (MILD, PID, Homme et vecteur) est assez restreint. Cet espace est souvent mal éclairé. De même la présence des flammes libres participe à la dégradation de l’intégrité physique des MILD. La présence de trous sur les moustiquaires indique une perte de leur efficacité car à partir d’un certain indice > 100, les individus sont fortement exposés aux piqûres de vecteurs. En plus, An. funestus, un des principaux vecteurs assurant la transmission dans les zones d’études concernées peut piquer au-delà de 6 h du matin et assure une bonne partie de la transmission à l’extérieur des habitations. Enfin, les moustiquaires peuvent également créer des dommages corporels à partir d’incendie auxquelles elles participent de part leur caractère inflammable. A l’étape actuelle de la lutte contre le paludisme, il est nécessaire de trouver de meilleurs outils pour améliorer la qualité de la prévention par la LAV. La recherche opérationnelle nous semble en outre primordiale dans la mesure où les outils de LAV utilisés à large échelle ont déjà fourni de bons résultats d’efficacité au laboratoire.

 

Mots clés : Paludisme, Evaluation, Efficacité théorique, Efficacité réelle, Moustiquaire imprégnée d’insecticides à longue durée d’action (MILD), Pulvérisation intra-domiciliaire (PID)


Le jury sera composé de :

M. Christophe ROGIER, Professeur Agrégé de Val de Grâce,
Direction du service central de santé des Armées, Paris, Rapporteur

M. Jean-Yves LE HESRAN, Directeur de Recherche,

IRD-UMR216, Faculté de pharmacie Paris Descartes, Rapporteur

M. Gérard LEFRANC, Professeur Emérite,
Université de Montpellier, Examinateur

M. Bruno PRADINES, Chargé de Recherche,
Unité de parasitologie et d'entomologie, Institut de Recherche Biomédicale des Armées, Brétigny sur Orge, Examinateur

M. Fabrice CHANDRE, Chargé de Recherche,
IRD-UMR 224, Montpellier, Directeur de Thèse

M. Franck REMOUE, Chargé de Recherche,
IRD-UMR 224, Montpellier, Co-directeur de thèse



Malal DIOP a le plaisir de vous inviter à sa soutenance de thèse qui aura lieu le 23 Novembre à 15H00, dans l’amphithéâtre du Centre IRD, bâtiment des plantes, au 911 av d’Agropolis à Montpellier.

Il vous présentera son travail intitulé:

Influence de la mutation kdr (L1014F) sur la réponse comportementale d’Anopheles gambiae aux insecticides pyréthrinoïdes.


Résumé :

Les parasites du genre Plasmodium responsables du paludisme sont transmis du moustique à l’homme et de l’homme au moustique pendant la prise du repas de sang. L’utilisation massive des moustiquaires imprégnées d’insecticide pyréthrinoïdes vise à limiter la prise du repas de sang et à réduire la survie des moustiques. Dans un contexte de lutte antivectorielle généralisée, des mécanismes d’adaptations physiologiques et comportementaux ont été sélectionnés chez les populations d’Anophèles vecteurs. Les mécanismes de résistances physiologiques font l’objet d’un large effort de recherche alors que nous ne disposons que de peu de connaissances sur le comportement de recherche et de piqûre d’un homme protégé par une moustiquaire. L’objectif de ce travail de thèse était de contribuer à la compréhension des interactions entre un mécanisme de résistance physiologique aux insecticides, le comportement des moustiques et les outils de lutte antivectorielle. Pour réaliser cette étude, nous avons recherché si la réponse comportementale d’Anopheles gambiae en présence de matériaux imprégnés d’insecticides est modulée par la présence de la mutation kdr L1014F, qui confère une résistance aux pyréthrinoïdes utilisés sur les moustiquaires imprégnées. À travers l’étude de 3 séquences comportementales, nos résultats ont permis d’apporter des informations cruciales sur le comportement des anophèles vecteurs du paludisme face aux moustiquaires imprégnées et de montrer des interactions gène-environnement complexes.

 

Mots-clés : Anophèles, Kdr, Comportement, Olfaction, Insecticide, Valeur sélective miv

 

Le jury sera composé de :

Mr Claudio LAZZARI, Rapporteur
Mme Alphonsine KOFFI, Rapporteur
Mr Alout HAOUES, Examinateur
Mr Cédric PENNETIER, Directeur de thèse
Mr Fabrice CHANDRE, Co-directeur de thèse


Olivier DURON soutiendra son HDR intitulée :

Endocytobiose : Ecologie et Evolution

 

le jeudi 17 avril à 14h30 dans l’amphithéâtre des Plantes du Centre IRD de Montpellier, devant le jury composé de :


Flavie Vanlerberghe-Masutti, Directrice de Recherche, INRA, Montpellier (examinatrice)

Didier Bouchon, Professeur, Université de Poitiers (rapporteur)

Olivier Plantard, Chargé de Recherche, INRA, Nantes (rapporteur)

Fabrice Vavre, Directeur de Recherche, CNRS, Lyon (rapporteur)

Thierry Rigaud, Directeur de Recherche, CNRS, Dijon (examinateur)

Frédéric Simard, Directeur de Recherche, IRD, Montpellier (examinateur)

 

Résumé :

Les symbioses, au sein de desquelles différentes espèces engagent dans des interactions complexes et durables, sont omniprésentes au sein du vivant. Les arthropodes entretiennent notamment des associations étroites avec des symbiotes bactériens intracellulaires strictes, ou endocytobiotes, dont la transmission est exclusivement maternelle, via le cytoplasme des oeufs. Ces bactéries héritables exercent une grande variété d'effets sur les arthropodes: outre le coût imposé à l'hôte pour le maintien de l'infection, elles peuvent leur conférer des avantages adaptatifs variables suivant les conditions environnementales ou encore manipuler le phénotype reproductif de leurs hôtes. Ces dernières années mes recherches ont été organisées autour de plusieurs grands groupes d’endocytobiotes (Arsenophonus, Wolbachia, Cardinium) selon trois axes principaux : diversité et mode d’acquisition, effets sur la structuration génétique des populations hôtes et interactions avec des agents pathogènes. Cette présentation reprendra ces trois axes en s'appuyant sur les contributions des étudiants de Master et de Doctorat qui m’ont accompagné. Enfin, une large part de la présentation sera aussi consacrée aux perspectives et détaillera un nouveau projet de recherche sur les contraintes écologiques et évolutives qui déterminent la composition des communautés de bactéries héritables dans les populations de tiques. Il y sera également question des transitions évolutives existantes, mais pourtant méconnues, entre bactéries héritables d’arthropodes et bactéries pathogènes de vertébrés.

 

 

 

Clément Emmanuel ELANGA-N’DILLE soutiendra sa thèse le mardi 20 Mai à 14H45 dans l’amphithéatre des Plantes du Centre IRD France Sud (911, Avenue Agropolis).


Titre de la thèse:

Développement d’un biomarqueur salivaire mesurant l’exposition de l’Homme aux piqûres des moustiques Aedes : applications aux risques de transmission et à l’évaluation de l’efficacité des stratégies de lutte contre les arboviroses



Composition du Jury:


Mme Anna-Bella FAILLOUX, DR, Institut Pasteur, Paris (rapporteur)
M. Xavier de LAMBALLERIE, DR, UMR 190 EPV, IRD, Marseille (rapporteur)
M. Lionel ALMERAS, CR, URMITE, Aix Marseille Université (examinateur)
M. Rémi FOUSSADIER, CR, EID, Rhône-Alpes, Lyon (examinateur)
M. Gérard LEFRANC, Professeur, Université Montpellier II (examinateur)
Mme Dorothée MISSE, CR, UMR 224-IRD, Montpellier (directeur de la thèse)
M. Franck REMOUE, CR, UMR 224-IRD, Montpellier (co-encadrant de la thèse)

 

 

 


Alexandra MARIE vous informe qu'elle soutiendra sa thèse le vendredi 4 avril à 10h dans l’amphithéâtre des Plantes du Centre IRD France Sud (911, Av Agropolis à Montpellier), sur le thème

Identification et validation de biomarqueurs immuno-épidémiologiques pour évaluer l’exposition humaine aux piqûres d’Anopheles, vecteur de paludisme

 

 

Devant le jury composé de:

Mme Valérie Choumet, Chargé de Recherche, Institut Pasteur               Rapporteur

Mr Lionel Almeras, Chargé de Recherche, Aix Marseille Université         Rapporteur

Mme Sylvie Manguin, Directeur de Recherche, IRD                                 Examinateur

Mr Vial Henri, Directeur de Recherche, Université Montpellier II              Examinateur

Mr Remoue Franck, Chargé de Recherche, IRD                                       Examinateur

Mme Dorothée Missé, Chargé de Recherche, IRD                                    Directrice de thèse

Mr Bruno Arcà, Professeur associé, Sapienza Università di Roma           Co-directeur de thèse

 

Résumé :

Le paludisme constitue un problème majeur de santé publique en zone tropicale et subtropicale. La morbidité ainsi que la mortalité  sont  principalement dû au parasite Plasmodium falciparum transmis à l'homme par la piqûre de moustiques femelle du genre Anopheles. Dans le but d’orienter au mieux les stratégies d’élimination du paludisme et d’une meilleure évaluation de l'efficacité des méthodes de lutte, les indicateurs mesurant le risque de transmission doivent être plus sensibles. Il a été montré que la réponse anticorps humaine contre des protéines/peptides salivaires d'Anopheles représente un bio-marqueur d'exposition aux piqûres de moustiques et pouvait être un indicateur de la transmission du paludisme. Toutefois cet outil doit être optimisé. Ce travail a ainsi un double objectif : i) valider la protéine salivaire CE5 comme bio-marqueur d'exposition aux piqûres d’Anopheles et comme indicateur évaluant l'efficacité de stratégie de lutte anti-vectorielle, et 2) identifier de nouvelles protéines salivaires comme candidat bio-marqueur spécifique à l’exposition de l’homme aux seules piqûres infectantes d’Anopheles.

Tout d’abord, nous avons démontré que la réponse anticorps IgG contre la protéine CE5 pourrait être un indicateur du contact homme-vecteur, complémentaire et très sensible, en mesurant l'exposition de l’homme aux piqûres d’Anopheles et un outil évaluant l'efficacité, à court terme, des moustiquaires imprégnées d'insecticide. Par la suite, les méthodes de protéomique 2D-DIGE et de spectrométrie de masse ont permis d'identifier cinq protéines salivaires (gSG6 , gSG1b , TRIO , SG5 et la D7 longue forme) qui sont surexprimées dans les glandes salivaires d'An. gambiae infectées par P. falciparum. Des peptides de chaque protéine, définis in silico, apparaissent antigéniques chez des individus exposés aux piqûres d'Anopheles, après évaluation par la technique d’épitope mapping.

L’ensemble de ces travaux est non seulement une première étape pour optimiser cet outil immuno-épidémiologique évaluant le contact homme-vecteur mais démontre également la possibilité de définir un nouveau bio-marqueur qui serait spécifique des piqûres infectantes d’Anopheles.

Mots clés : paludisme, bio-marqueur, protéines/peptides salivaire, Anopheles gambiae, Plasmodium falciparum, réponse anticorps, protéomique