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La soutenance de thèse de Phubeth YA-UMPHAN aura lieu le vendredi 24 Novembre à 14h00 à l'Amphithéâtre des Plantes du Centre IRD de Montpellier. Elle est intitulée

Etude du risque de transmission du paludisme le long de la frontière Birmano-Thaïlandaise par l’utilisation de biomarqueurs spécifiques d’exposition humaine aux piqures d’Anopheles et au Plasmodium

 

Le jury sera composé de :
Jean-Pierre DEDET, Professeur émérite, Université de Montpellier
Vincent CORBEL, Directeur de recherche, IRD, directeur de thèse,
Theeraphap CHAREONVIRYAPHAP, Professeur, Kasetsart University, co-directeur de thèse
Catherine BOURGOIN, Directeur de recherche à L’Institut Pasteur de Paris, rapporteur
Lionel ALMERAS, Maître de conférences à l’Université Aix-Marseille, rapporteur
Anne POINSIGNON, Chargé de Recherche, IRD, examinateur


Résumé :
Le long de la frontière entre la Thaïlande et le Myanmar (TMB), le paludisme se caractérise par une fortehétérogénéité de la transmission, une forte prévalence en porteurs sub-microscopiques et par l’émergence de la résistance à l’artémisinine chez Plasmodium falciparum. L'identification précoce des « foyers » infectieux et leurs éliminations sont nécessaires pour contenir la résistance à l'artémisinine. L'objectif de cette thèse était de démontrer l’intérêt d’utiliser des biomarqueurs sérologiques de l'exposition humaine aux piqûres d'anophèles (gSG6-P1) et au Plasmodium (CSP & MSP119) pour quantifier le contact homme-vecteur et identifier les foyers résiduels de transmission. Des papiers filtres contenant du sang ont été prélevés sur une cohorte de 2600 personnes suivie tous les 3 mois jusqu'à 18 mois et analysés par dosage immuno-enzymatique (ELISA). Nos résultats ont montré que les niveaux de réponse IgG à l'antigène gSG6-P1 variaient selon le village, la saison et l'âge et étaient positivement corrélés à l'abondance des espèces anophèles et des vecteurs primaires de paludisme. Une association significative et positive a été observée entre la réponse de l'anticorps au gSG6-P1 et le taux d'inoculation entomologique (EIR), démontrant ainsi que l'hétérogénéité de la transmission du paludisme était directement associée à un comportement de piqûre hétérogène. Des études complémentaires ont montré que le biomarqueur salivaire était pertinent pour détecter des variations micro géographiques dans la transmission à P. falciparum. Cela s’est traduit par des chevauchements significatifs entre les foyers infectieux à P. falciparum et ceux à forts répondeurs en anticorps anti-salive d’Anopheles (gSG6-P1). Dans l'ensemble, ces résultats indiquent que le biomarqueur salivaire d'Anopheles est prometteur pour les études épidémiologiques et pourrait guider la mise en œuvre d’interventions de lutte antivectorielle « ciblées » afin d'éliminer les foyers résiduels de paludisme.

Mots clés : Zone frontalière Thailando-Birmane, Plasmodium falciparum, marqueurs sérologiques, biomarqueur salivaire, gSG6-P1, Réponse anticorps, vecteurs de paludisme, Transmission