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Picture of a mosquito in Cameroon

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Immunologie du Contact Homme-VECteur

Membres

Responsable : Franck REMOUE (CR1), Institut Pierre Richet, Bouaké (Côte d’Ivoire)
Membres permanents:
Denis BOULANGER, CR1 : Centre IRD France Sud, Montpellier
Sylvie CORNELIE, IE2: Centre IRD France Sud, Montpellier
Françoise MATHIEU-DAUDE, CR1, Centre IRD France Sud, Montpellier
Anne POINSIGNON, CR2, Institut Pierre Richet, Bouaké (Côte d’Ivoire)

 

Présentation

Notre équipe s’intéresse à l’étude des relations entre l’homme et les insectes vecteurs. Le contact homme-vecteur est caractérisé par la sécrétion de salive au cours de la piqûre du repas sanguin de l’insecte hématophage sur un hôte vertébré. La salive des insectes vecteurs est le support biologique de ces relations homme-vecteur. Les protéines salivaires, par leurs propriétés pharmacologiques et immunologiques, sont indispensables au bon déroulement du repas de sang de l’arthropode et sont injectées à l’homme à chaque piqûre (infectante ou non infectante). Certaines de ces protéines salivaires présentent des propriétés immunogéniques et sont capables, en particulier, d’induire une synthèse d’anticorps (Ac) chez l’homme. L’étude de ces protéines et de leurs propriétés immunogéniques permet ainsi de mieux comprendre les relations homme-vecteur et peut ainsi aboutir au développement de nouvelles stratégies de lutte (vaccin, immunomodulation, biomarqueur d'exposition). Cet état de connaissance permet de penser que l’étude de la réaction immunitaire de l’homme vis-à-vis des protéines salivaires sécrétées lors de la piqure des insectes vecteurs pourrait aboutir à une meilleure évaluation de l’exposition au vecteur et de son rôle dans la transmission des pathogènes associés.

Contexte

C’est autour de cette thématique “Immunologie du Contact Homme-VECteur” (IHVEC) que les membres de l’équipe développent des programmes de recherche fondamentale et appliquée dans l’objectif d’un meilleur contrôle de la transmission des pathogènes.
Les programmes de recherche multidisciplinaires intègrent des approches d’immunologie, d'épidémiologie, d’entomologie et de parasitologie appliquées aux moustiques vecteurs du paludisme (Anopheles) et d’arboviroses (Aedes) principalement. En dehors de son implantation principale à Montpellier, les programmes de recherche sont développés principalement en Afrique de l’Ouest (Côte d’Ivoire, affectation de 2 chercheurs du groupe ;  Sénégal, Bénin). D'autres projets collaboratifs sont menés également en Thaïlande, Amérique du Sud et dans le Pacifique.

Notre équipe développe deux axes principaux de recherche :

Programme EpiVect

Depuis une vingtaine d'années est né le concept d'élaborer des biomarqueurs épidémiologiques évaluant l’intensité d’exposition des populations humaines aux piqûres des insectes vecteurs et de ce fait aux risques de transmission des maladies vectorielles. En effet, le niveau de la réponse Ac spécifique à des protéines/peptides salivaires d'un certain nombre de vecteurs est un indicateur immuno-épidémiologique pour évaluer l’exposition de l’homme à la piqûre de ces arthropodes. Le niveau de la réponse Ac anti-salive développée chez l’homme est donc associé positivement au nombre de piqûres de l’arthropode reçues par cet individu. Ainsi, un biomarqueur d'exposition permet, par l'évaluation qualitative (présence/absence) et quantitative (intensité) de la réponse Ac spécifique aux protéines salivaires des vecteurs, d'identifier les personnes exposées aux piqûres d'arthropodes vecteurs et ainsi aux risques de transmission des maladies associées. Un tel outil immunologique constitue également un outil permettant d’évaluer, au niveau populationnel mais aussi individuel, l’efficacité des stratégies de lutte anti-vectorielle (LAV) et constitueraient donc une méthode alternative et complémentaire aux différentes méthodes entomologiques et épidémiologiques qui sont actuellement les méthodes de référence pour l’évaluation de l’exposition

A- Evaluation du risque de transmission
. Paludisme: risque de transmission en milieu urbain (JEAI Evapal-CI, Côte d’Ivoire)
. Arboviroses:
risque émergence en milieu urbain,
risque en zones de plantations d’hévéa et de palmeraies,            
risque dengue dans Pacifique,
risque arboviroses en Outre-Mer du Pacifique Sud;            

B- Application à l’évaluation de la lutte anti-Vectorielle
Projet PALEVALUT (Initiative 5%) en Côte d’Ivoire et au Bénin. www.palevalut.org

C- Développement et validation d’un test rapide sous forme de bandelette auto-réactive (collaboration société ACOBIOM, Montpellier) : exposition aux Anopheles et Aedes et évaluation des stratégies de lutte anti-vectorielle

D- Identification et validation de biomarqueurs salivaires spécifiques aux piqûres infectantes

Programme PIAno

Le thème général de ce projet d’étudier, notamment chez les populations exposées en Afrique, les effets de la pression d’exposition (intensité et saisonnalité d’exposition) aux piqûres d’Anopheles sur la réponse immunitaire anti-paludisme (antigènes candidats vaccinaux) de l’Homme, dont l’immunité de prémunition, et des conséquences probables sur la transmission des Plasmodium, agents pathogènes responsables du paludisme. Une meilleure compréhension des relations immunologiques développées entre les trois protagonistes de ce complexe vectoriel – homme, Anopheles, Plasmodium – permettrait de mieux comprendre les dynamiques de transmission du paludisme en fonction des faciès épidémiologiques et ainsi de mieux adapter la lutte anti-vecteur et anti-pathogène (notamment vaccinale) pour un meilleur contrôle du paludisme. Ce projet combine une approche immuno-épidémiologique sur le terrain (Côte d’Ivoire principalement) et une approche expérimentale (modèles animaux et études in vitro).