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Equipe BioGEPPE

« Biologie, Génétique et Pathologie des Pathogènes Eucaryotes »

L'équipe développe des approches de biologie moléculaire et cellulaire et de génomique fonctionnelle chez plusieurs protozoaires parasites, essentiellement les Trypanosomatidés Leishmania (responsable des leishmanioses) et Trypanosoma brucei (agent de la maladie du sommeil) et, plus récemment, Plasmodium falciparum (agent du paludisme) avec l'arrivée d'une équipe ATIPE/Avenir CNRS/Inserm dirigée par JJ Lopez-Rubio (équipe "Plasmodium Genome Plasticity"). Elle est organisée en trois équipes, celle de Yvon Sterkers, celle de Laurence Lachaud, et l'équipe ATIPE/Avenir de Jose Juan Lopez-Rubio.

La disponibilité des séquences complètes des génomes de ces parasites, alliée aux développements technologiques les plus récents, permettent d’explorer les grandes fonctions nucléaires et chromosomiques chez ces micro-organismes eucaryotes considérés comme 'divergents' sur le plan de l'évolution : ségrégation, réplication, transcription, recombinaison... L’objectif général de cette recherche est de comprendre l'intrication de ces différents processus au cours du cycle cellulaire et leur importance dans le cycle de vie du parasite, ainsi que dans sa virulence, son adaptation au milieu ou sa résistance aux drogues anti-parasitaires.

Les données de biologie moléculaire chez les protozoaires posent de nombreux problèmes d’interprétation. En particulier, chez les Trypanosomatidés, les mécanismes de régulation de la transcription semblent profondément originaux avec l’absence de région promotrice pour les gènes transcrits par la polymérase II (à l’exception du gène du mini-exon), une organisation de type polycistronique regroupant des dizaines de gènes sans rapport fonctionnel entre eux en grands segments unidirectionnels, et une production non négligeable d’ARN anti-sens. Ces données éloignent les Trypanosomatidés de tout système biologique connu et en font des modèles d'étude particulièrement originaux. Tout comme la régulation de l’expression des gènes, les grandes fonctions chromosomiques que sont la réplication et la ségrégation pourraient être tout aussi surprenantes, comme l’indique la ploïdie étonnamment variable désignée sous le terme d'aneuploïdie mosaïque, mise en évidence dans notre laboratoire chez Leishmania, ou encore l'existence de centromères "non-conventionnels".
Le cycle de vie très complexe de Plasmodium falciparum est coordonné par des programmes transcriptionnels étroitement coordonnés, qui permettent autant au parasite de traverser le foie puis infecter des globules rouges que de s'adapter à l'environnement drastiquement différent que constitue le moustique. Au cours de ces changements d’environnements se produisent donc des modifications de l’expression génique et du cycle cellulaire aussi amples que celles qui gouvernent la différenciation tissulaire chez les eucaryotes supérieurs, et qu‘il convient d‘étudier pour mieux comprendre ce pathogène.

 

I. Equipe "Génétique moléculaire des Trypanosomatidés".   Responsable : Yvon Sterkers.

L'équipe s'intéresse actuellement à deux processus fondamentaux qui permettent la transmission correcte du matériel génétique au cours de la mitose : la réplication de l‘ADN et la ségrégation des chromosomes chez Leishmania.

 

II. Equipe ATIP/Avenir "Plasmodium Genome Plasticity".   Responsable : José Juan Lopez Rubio.

L'équipe s'intéresse à des modes particuliers de la régulation de l'expression génique (ARN non codants, marques d'histone, quadruplexes d'ADN) ainsi qu'à la réplication de l'ADN chez Plasmodium falciparum.

 

III. Equipe "Pathologie des Pathogènes Eucaryotes".   Responsable : Laurence Lachaud.

L’équipe réalise une recherche translationnelle concernant le diagnostic, l'identification, l'épidémiologie et la pathologie des parasites et champignons en santé humaine.

 

L'hébergement de BioGEPPE par le CHRU de Montpellier, et les interactions fructueuses entre des praticiens hospitaliers, enseignants-chercheurs et chercheurs d'environnements différents, favorisent aussi d’autres études translationnelles axées sur le diagnostic moléculaire de la toxoplamose et des leishmanioses. A ce titre, plusieurs membres de BioGEPPE font partie du Centre National de Référence des Leishmanioses et/ou du Pôle "Biologie moléculaire" du Centre National de Référence de la Toxoplasmose, le rôle de ce dernier étant d'améliorer et d'améliorer et harmoniser le diagnostic moléculaire au niveau national.

Membres de l'équipe :
(titulaires et CDD-longs)

 

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