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Résumé

Les parasites exercent une pression de sélection quasiment universelle. Cette thèse aborde les relations hôte-parasite dans le système Lymnaeidae (Gastropoda) - Fasciolidae (Trematoda ; douves) sous différents aspects, afin de brosser une image de cette interaction et de son évolition. J'ai tout d'abord établi les relations phylogénétiques entre les espèces de Lymnaeidae, puis retracé l'évolution de différents caractères, tels que la susceptibilité à l'infestation par Fasciola hepatica et F. gigantica. Alors que F. hepatica est un parasite généraliste, capable d'infester des mollusques de presque tous les clades de la famille Lymnaeidae, l'infestation par F. gigantica est plus restreinte à un clade. J'ai ensuite étudié plus finement la coévolution entre le parasite F. hepatica et deux de ses hôtes Lymnaeidae (Galba truncatula et Omphiscola glabra) au sein d'une métapopulation, ce qui a confirmé la stratégie généraliste de F. hepatica. En plus, il semblerait que les mollusques parasités et non parasités de G. truncatula aient des différences génétiques, au moins dans cinq des huit populations étudiées. J'ai également caractérisé la diversité génétique de deux espèces de mollusques envahissantes impliquées dans la transmission de F. hepatica : Pseudosuccinea columella et Lymnaea sp., une nouvelle espèce caractérisée au cours de cette thèse, et présente en Amérique du sud, en Espagne et dans l'île de La Réunion. Nous discutons les raisons possibles du succès de l'invasion de ces mollusques, malgré une diversité génétique très réduite, voire nulle chez Lymnaea sp., ce qui pourrait faciliter leur infestation par F. hepatica. En effet, leur capacité de réponse au parasitisme est sans doute réduite, et ce d'autant plus que ces deux espèces sont préférentiellement autogames. Ce travail m'a ensuite conduit à mesurer le temps d'attente avant l'autofécondation et la dépression de consanguinité chez ces deux espèces. J'ai trouvé que ces deux espèces sont caractérisées par une dépression de consanguinité très faible et un temps d'attente nul, ce qui confirme les résultats obtenus lors d'une collaboration dans une étude à plus large échelle. Cette thèse souligne l'importance des études en évolution pour comprendre l'épidémiologie des maladies parasitaires.

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