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Résumé

Tous les êtres vivants sont concernés par le parasitisme en tant qu'hôte ou parasite. L'interaction durable entre un hôte et son parasite constitue une véritable confrontation interspécifique conduisant à des pressions de sélection antagonistes. Les parasites évoluent afin d'optimiser l'exploitation de leurs hôtes et leur transmission, tandis qu'en réponse, les hôtes évoluent afin de minimiser l'impact négative de l'infection sur leur valeur sélective. Dans le contexte de la transmission, les parasites ont développé au cours de l'évolution des stratégies adaptatives qui leur permettent de maximiser leurs chances de passages d'un hôte à l'autre. Certains parasites sont en effet capables de modifier de façon notable la physiologie, la morphologie ou encore le comportement de leur hôte, dans un sens qui augmente leur probabilité de transmission. On parle alors de manipulation parasitaire. L'étude de cette stratégie de transmission parasitaire à reçu une attention croissante ces dernières années, cependant de nombreux défis restent à relever.

Cette thèse avait le double objectif de ;

(i) contribuer au développement des connaissances fondamentales concernant la manipulation parasitaire en utilisant comme modèle biologique les parasites à transmission vectorielle (Plasmodium et trypanosomes), et

(ii) d'intégrer le concept de manipulation parasitaire et son approche profondément ancrée dans l'écologie évolutive dans des champs disciplinaires plus appliqués tels que la médecine, l'épidémiologie et l'entomologie médicale.

Les travaux effectués ont permis d'accroître nos connaissances concernant l'évolution, les mécanismes proximaux et la multidimensionalité (lorsque plus d'un trait phénotypique est modifié chez l'hôte) de la manipulation parasitaire. De plus, cette thèse a apporté des informations cruciales concernant le comportement d'alimentation d'Anopheles gambiae, le vecteur principal du paludisme en Afrique sub-Saharienne.



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