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Résumé

La dengue et le chikungunya sont deux arboviroses émergentes qui sont transmises à l’homme par la piqûre de moustiques du genre Aedes. Il n’existe ni vaccin ni traitements commercialisés pour ces arboviroses. Il apparaît donc nécessaire de développer de nouvelles stratégies pour isoler les virus circulants et bloquer leur transmission. La compréhension des mécanismes mis en jeu dans les cellules des vecteurs Aedes lors d’une infection par le virus de la dengue (DENV) sont encore très peu étudiés, notamment pour les sérotypes 1 et 3. Par des analyses protéomiques de l’infection d’une lignée cellulaire du moustique Aedes albopictus par ces séroytypes, nous avons démontré qu’en réponse à l’infection, les cellules de moustiques utilisent les mécanismes antioxydants combinés à la production d'énergie pour faire face au virus. Les résultats de notre étude devraient permettre de mieux comprendre l’interaction DENV-vecteur Aedes au niveau cellulaire dans le but de concevoir des stratégies efficaces pour le contrôle du DENV. Nous avons également regroupé dans une revue les connaissances acquises sur les études protéomiques des principaux compartiments des arthropodes vecteurs de maladies humaines. Dans un second volet, nous avons mis en évidence une méthode rapide d’isolement et de concentration des DENV et du chikungunya. Cette technique d’isolement basée sur la capture de virus sur des billes magnétiques enrobées de polymères anioniques permet d’obtenir des particules virales infectieuses. Cette méthode combinée à des approches classiques de détection de virus pourrait non seulement permettre l’identification des échantillons infectés ayant une faible charge virale, mais aussi l’isolement simultanée de particules infectieuses de dengue et de chikungunya à partir d’un seul échantillon.

Mots clés : aedes, arbovirus, dengue, chikungunya, protéomique, billes magnétiques.

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