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Résumé

Les interventions de lutte contre le paludisme, comme la distribution massive de moustiquaires imprégnées et les polythérapies à base d’artémisinine, ont permis depuis les années 2000 de réduire le nombre de décès d’environ 60% au plan mondial, avec de grandes disparités d’un pays à l’autre. Si certains pays sont entrés en phase d’élimination, d’autres, et particulièrement en Afrique sub-Saharienne, doivent encore contrôler la maladie. La mise au point d’un vaccin contre le paludisme reste l’une des voies prioritaires pour la lutte contre la maladie. Parmi les différents candidats vaccins, les vaccins visant à bloquer la transmission chez le moustique vecteur connaissent un intérêt croissant. Dans ce travail de thèse, j’ai évalué l’efficacité d’anticorps anti-AnAPN1 à bloquer la transmission d’isolats naturels de Plasmodium falciparum chez An. coluzzii. L’aminopeptidase 1 est une protéine qui tapisse l’épithélium intestinal du moustique et qui servirait de récepteur aux ookinètes. Nous avons réalisé des essais d’infections expérimentales sur la plateforme d’entomologie de l’OCEAC à Yaoundé. Les anticorps anti-AnAPN1, 4H5B7, ont montré une activité bloquante dose-dépendante et l’inhibition de la transmission varie selon le donneur de gamétocytes. Nous avons alors modélisé les différents paramètres qui pouvaient moduler l’efficacité de l’anticorps et nous avons montré que la multiplicité de l’infection du donneur avait un effet significatif. Nous avons ensuite étudié la dynamique de transmission des génotypes de P. falciparum sous pression d’anticorps à des doses non bloquantes afin d’identifier les génotypes qui ne sont pas sensibles à l’anticorps. Le traitement réduit la diversité génétique de la population de parasites mais nous n’avons pas observé de sélection de génotypes particuliers de P. falciparum suite à l’exposition des moustiques aux anticorps anti-AnAPN1. Les analyses de génétique des populations ont révélé une corrélation positive entre le FIS et la multiplicité d’infection, les gamètes de P. falciparum tendent à s’apparier entre génotypes apparentés dans les populations de forte complexité génétique. Les résultats de ce travail soulignent l’importance de la diversité génétique de la population de gamétocytes pour la transmission chez le moustique vecteur.

Mots clés : Plasmodium falciparum, Anopheles gambiae, anticorps anti-APN1, multiplicité de l’infection, modélisation, diversité génétique, Cameroun

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